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COP-15 à Abidjan, Indaba à Cape Town : la RDC au cœur des enjeux

« Pays solution », la République démocratique du Congo entend bien assumer sa casquette aussi bien à l’échiquier continental que mondial. À Abidjan (Côte d’Ivoire) où les travaux du sommet des chefs d’État de la Cop-15 ont été centrés sur « la lutte contre la désertification et la sécheresse », la RDC, forte de son important atout dans la lutte contre le changement climatique, a réaffirmé son engagement à œuvrer pour la préservation de l'environnement et la biodiversité. De la côte d’Ivoire en Afrique du Sud, c’est encore la RDC qui s’affiche. Et cette fois-là, au Forum international Mining Indaba 2022 à Cape Town, où le pays de Félix Tshisekedi entend présenter les opportunités d'investissement qu'offre son secteur minier. Et dans tous les cas, le pays de Patrice-Emery Lumumba est bien au cœur des enjeux en Afrique et dans le monde et se positionne, à cet effet, conséquemment comme « pays solution ».

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tshisekedi a abidjan

Le Président de la RDC Félix Tshisekedi et ses homologues ont adopté, lundi 9 mai la « Déclaration d’Abidjan ». Il s’agit d’un engagement politique fort pour concrétiser la lutte contre la désertification et la sécheresse en Afrique en investissant dans la réparation des terres dégradées. C’était au cours des travaux du sommet des chefs d’État de la Cop 15 centrés sur « la lutte contre la désertification et la sécheresse ».

Et, dans ce rendez-vous, tout comme dans d’autres, tenus antérieurement, la RDC se positionne davantage comme « pays solution ». Elle semble effectivement comme jamais auparavant prendre la pleine mesure de ses ressources et entend les exploiter. C’est dans cette casquette de responsabilité que la voix de Félix Tshisekedi portée à Abidjan pour son pays, a été rassurante. Kinshasa est partie prenante à l’élaboration de la stratégie africaine pour contrer la désertification et la dégradation des terres. Ainsi, le chef de l’Etat congolais a réaffirmé l’engagement de la RDC à œuvrer pour préserver l’environnement et la biodiversité », patrimoines communs de l’humanité.

Pour rappel, avec 165 millions d’hectares de forêt, le bassin du Congo est la deuxième plus grande forêt tropicale du monde. Située aux deux tiers en République démocratique du Congo, la forêt est également une grande réserve de biodiversité. Son atout principal reste sa capacité d’absorption de carbone (1,2 milliard de tonnes de dioxyde de carbone par an), plus importante que celle de la forêt amazonienne.
La forêt congolaise n’est pourtant pas la seule ressource que possède le pays, loin s’en faut. Le pays dispose également des énergies renouvelables, qui sont des richesses sous exploitées.

Du vert vanté à Abidjan, à Cape Town, on parle des mines de la RDC

A Cape Town en Afrique du Sud, il est question de présenter les opportunités d’investissement qu’offre le secteur minier de la RDC au Forum international Mining Indaba 2022.
Kinshasa qui s’ouvre plus que jamais comme avant au monde a bien pris la mesure de l’importance de ce rendez-vous de haute portée économique.

Accompagné des ministres des Mines, du Numérique et de la Communication et des Médias, le chef du gouvernement, Jean-Michel Sama Lukonde, est personnellement arrivé à Cape Town, en Afrique du Sud, où il est venu représenter le président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi, à ce Forum placé sous le thème « Évolution du secteur minier africain : investir dans la transition énergétique, l’ESG et les économies ».

C’est autour de ce thème principal que les différents échanges et réflexions vont être menés.
Les participants à ces assises sont appelés à regarder dans la même direction pour des lendemains meilleurs de la communauté africaine. Cette 25ème édition du Forum Indaba Mining depuis sa création, trouve une alternative managériale pour que les premiers bénéficiaires des ressources minières soient d’abord et toujours les africains.

Plusieurs opérateurs économiques du secteur minier, les membres de la Société civile, les experts du secteur minier venus de quatre coins du monde prennent part à cet important événement pour échanger et booster les investissements dans le secteur des mines afin de favoriser le développement du continent africain.

Selon le ministre de la Communication et des Médias, porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya, la thématique qui fait l’objet de ces assises place la RDC au cœur des enjeux. « La République Démocratique du Congo est habituée à participer à cette grande rencontre continentale qui parle des enjeux miniers. Mais vous savez que à cause de Covid-19, ça faisait deux ans et deux mois que cette rencontre ne s’est pas tenue. Cette rencontre de la reprise vient avec une thématique qui met la République Démocratique du Congo au cœur. Vous avez suivi les interventions, particulièrement du président zambien où il a été beaucoup plus question du rôle que la RDC peut jouer non seulement dans la transition énergétique, mais aussi dans la production des batteries et de tout ce qui concerne les enjeux du 21ème siècle. Pour nous comme gouvernement, il a été important et c’est ce qui justifie la participation du Premier ministre lui-même, à haut niveau, pour montrer que nous voulons profiter de cette plateforme pour passer le message de la République Démocratique du Congo comme pays solution à la fois dans la préservation du climat, mais aussi comme pays solution intervenant dans la production de principaux matériaux qui rentrent dans la formation des batteries électriques qui sont essentiels dans la transition énergétique », a déclaré à la presse Patrick Muyaya Katembwe.
Le Premier ministre, Jean-Michel Sama Lukonde, prendra la parole, ce mardi 10 mai 2022, pour présenter les attentes de la RDC de ces échanges.

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