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Processus de Nairobi : la communauté internationale apporte son soutien multiforme à la RDC

Les représentants de la communauté internationale ont promis d’apporter leur appui à la RDC, afin de faire entendre la voix de ce pays. Après le premier round des consultations directes entre le groupe de travail de la présidence de la république et les représentants des groupes armés des provinces de l'Est de la RDC, le processus de paix de Nairobi est entré, mardi 17 mai, dans sa deuxième phase avec l'implication de la communauté internationale.

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nairobi

Réunis au quartier général de la Mission de l’organisation des Nations unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (Monusco), lundi 16 mai, les ambassadeurs-chefs des missions diplomatiques des pays membres du Conseil de sécurité de l’ONU, ceux des pays ayant statut d’observateurs au processus de Nairobi ainsi que les représentants de l’Union européenne (UE) ont été suffisamment éclairés sur l’avancement de ce processus à travers un briefing fait par le mandataire spécial du chef de l’Etat Serge Tshibangu et l’ambassadeur du Kenya en RDC.

Il s’est agi, notamment des diplomates des USA, de Russie, de France, de Chine, de Grande Bretagne, du Bureau de l’Envoyé spécial du SG de l’ONU, de l’UE, de l’UA, de la CIRGL, de la Monusco, de l’Ouganda, du Rwanda, du Burundi, de l’Angola, etc.
Ouvrant la séance, le mandataire spécial Serge Tshibangu a rappelé aux représentants de la communauté internationale les objectifs et attentes fixés par le chef de l’Etat Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo et les étapes déjà franchies dans ce processus de paix.
Après les conclaves du 8 et 21 avril 2022 et la tenue du premier round des consultations avec les groupes armés, ce processus est désormais irréversible, a dit le Prof Serge Tshibangu.

De son côté, l’ambassadeur du Kenya en RDC a résumé l’implication de son pays en tant que facilitateur à faire aboutir ce processus qui cadre avec la charte de la Communauté de l’Afrique de l’Est. Le président Uhuru Kenyatta, rappelle-t-on, a été chargé par le conclave pour piloter le volet politique des résolutions du 21 avril dernier.
Après des échanges, les diplomates ont publiquement clamé leur appui multiforme à ce processus.

Convergence des vues

Au nom de l’Union européenne, son ambassadeur Jean-Marc Châtaigner a félicité et encouragé le président de la république Félix Tshisekedi pour cette initiative de paix.

L’ambassadeur Châtaignier s’est réjoui de constater la convergence des vues entre l’UE et le président Tshisekedi au sujet de la réinsertion sociale des combattants armés et la justice transitionnelle.
A la suite du président Tshisekedi, le représentant de l’UE pense qu’il est hors de question de procéder à une intégration collective des groupes armés au sein des FARDC. « La réinsertion communautaire étant multidisciplinaire, ceux qui choisiront l’armée seront soumis aux critères traditionnels », a martelé le professeur Tshibangu.

Le principe d’une justice transitionnelle figure aussi parmi les particularités du nouveau processus DDR-CS.
La représentante de l’Union africaine, Mme Ndiaye, a, quant à elle, promis une implication beaucoup plus significative de son institution au-delà du statut d’observateur.

La Chine a clairement manifesté sa volonté d’un appui au processus en cours tandis que la Monusco reste toujours prête à offrir sa logistique.
Présents depuis le deuxième conclave de Nairobi en tant qu’observateurs, les USA et la France ont réaffirmé leur engagement d’accompagner ce processus.

Enfin, de manière unanime, les représentants de la communauté internationale ont promis leur appui devant le Conseil de sécurité de l’ONU afin de faire entendre la voix de la RDC.

Tous attendent de pied ferme la nomination des coordonnateurs provinciaux du Programme DDR-CS.
Fort de cet appui, l’équipe présidentielle s’investit déjà dans la préparation du prochain round des consultations de Nairobi avant le 3ème conclave des chefs d’Etat qui connaîtra la participation de tous les 7 chefs d’Etat de la Communauté d’Afrique de l’Est (EAC), le Soudan du Sud et la Tanzanie ayant résolu de rejoindre les 5 autres.

L’équipe du Prof Serge Tshibangu est attendue dans les prochains jours à l’intérieur.

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