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Kinshasa-Ngaliema : pénurie d’eau au camp Badiandingi

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penurie d'eau

L’eau c’est la vie, dit un adage qui perd chaque jour son sens au camp Badiandingi situé au quartier Ngomba Kikusa, dans la commune de Ngaliema. Les officiers supérieurs ainsi que leurs dépendants y vivent une situation dramatique due au manque d’eau potable.
Face à cette situation, les habitants de ce camp sont obligés de s’approvisionner en cette denrée vitale vers les quartiers voisins. Et cela, après de longues marches, récipients en mains.

A certains endroits, cette population s’approvisionne en eau de forage moyennant 150 à 200 Fc le bidon de 25 litres, sans compter les frais de transport sur la moto qui s’élève à 1.000 Fc, a confié une femme, qui a aussi ajouté qu’il est difficile pour les ménagères de faire la vaisselle, la lessive et d’assurer la propreté de la maison, par manque d’eau.

Dépassées par la situation, les épouses des officiers militaires vivant dans ce camp se demandent si les autorités de ce pays ont, ne fût-ce qu’une petite considération pour leurs époux qui servent sous le drapeau. « Dans notre pays, les militaires ne sont pas considérés, ils sont privés de tout, ils ont une solde insignifiante, ils n’ont plus de ration et vivent dans le noir et sans eau. Finalement, où va ce pays ? ». Avant d’ajouter : « Sous Mobutu et M’zee Laurent-Désiré Kabila, les militaires n’enviaient pas les populations civiles, car ils vivaient comme des princes. Mais aujourd’hui, c’est grave ! La situation se dégrade au jour le jour. La vie devient une calvaire ».

Les enfants des militaires, rencontrés au puits vers le champ de tir, où ils vont s’en provisionner en eau potable, disent vivre un vrai calvaire ces derniers temps. « Nous sommes obligés de nous réveiller à 5 heures du matin pour aller à la recherche de l’eau dans les quartiers périphériques et cela, avant de se rendre à l’école, nous arrivons de fois en retard. De même, nous avons des difficultés pour nettoyer nos uniformes ».
Les habitants de Badiadingi sont étonnés de l’indifférence des responsables de la Regideso qui, d’après eux, font la sourde oreille au cri de détresse, pour la simple raison que « les militaires ne payent pas l’eau »
alors que l’Etat congolais paie la consommation d’eau et d’électricité dans les camps militaires.

A la suite de cette situation déplorable, un SOS a été lancé aux autorités compétentes afin de rétablir dans le meilleur délai cette situation qui devient désastreuse.

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