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Crise sociopolitique en RDC : la position de la Cenco très attendue

« Dans trois semaines, l’Episcopat congolais va se réunir en comité permanent. En marge de cette réunion statutaire, nous allons certainement examiner la situation sociopolitique, la situation socio pastorale qui prévaut dans la sous-région ». Mgr Marcel Utembi Tapa, président de la CENCO et archevêque de Kisangani, a fait cette annonce à l’issue de l’audience à lui accordée par le ministre de la Défense et des Anciens combattants, Gilbert Kabanda.

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marcel utembi et gilbert kabanda

« Normalement, la Cenco émet sa position après une rencontre, après la consultation des évêques. Et jusque-là, la consultation n’a pas encore lieu, et je me réserve de présenter une position quelconque. Nous observons et nous écoutons. Nous allons faire des analyses très prochainement. Dans trois semaines, l’Episcopat congolais va se réunir en comité permanent. En marge de cette réunion statutaire, nous allons certainement examiner la situation sociopolitique, la situation socio pastorale qui prévaut dans la sous-région », a déclaré le jeudi 16 juin 2022, le président de la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO), Mgr Marcel Utembi Tapa, l’archevêque de Kisangani.

C’était au sortir de l’audience à lui accordée par le ministre de la Défense nationale et des Anciens combattants, Gilbert Kabanda Kurhenga.
Mgr Marcel Utembi est venu exprimer au ministre de la Défense nationale le vœu de voir la paix et la sécurité revenir dans cette partie du territoire national, victime des atrocités des forces négatives. Revêtant sa casquette de l’archevêque de Kisangani et ayant la vigilance sur les neuf diocèses de Mahagi, le prélat souhaite aussi voir le programme de désarmement démobilisation relèvement communautaire et stabilisation (PDDRC-S) se concrétiser le plus rapidement.

Selon lui, ce programme pouvait déjà connaître des avancées grâce à la volonté de certains miliciens de déposer des armes.

Requalification de l’Etat de siège

Quant à son évaluation de l’Etat de siège, il dit prôner plutôt pour sa requalification : « Je n’ai jamais tenu un propos qui aille à l’encontre de l’Etat de siège. Ils sont libres de se prononcer de la sorte. En ce qui me concerne particulièrement, j’ai toujours prôné la requalification de l’Etat de siège. Si les uns disent que l’Etat de siège doit cesser aujourd’hui, il faut encore poser la question de savoir par quel mécanisme cet Etat de siège sera remplacé à l’immédiat. Ce qui importe le plus, c’est le retour de la paix ; que ce retour de la paix subvienne par l’Etat de siège, pour nous, nous n’avons pas un avis contraire jusqu’à nouvel ordre, jusqu’à ce que l’on puisse trouver un autre mécanisme qui puisse répondre à ce besoin que nous ressentons aujourd’hui : la restauration de la sécurité et de la paix en Ituri. Et nous pensons qu’il n’y a pas de recette spéciale, recette miracle pour l’instant. Mais en conjuguant toutes les recettes, ainsi, on peut arriver à éradiquer l’insécurité et les hostilités, ça sera la meilleure de solutions et s’il faut faire une brève évaluation, nous trouvons que l’Etat de siège a eu des avancées sur un certain nombre de choses et de réalités. Mais comme œuvre humaine, il y a aussi des ratés. Il est important qu’on puisse faire une évaluation, une requalification. D’ailleurs, le président de la République a parlé d’un forum d’évaluation qui va dans ce sens-là, et nous pensons que tous nous avons vu, il y a de haut, il y a de bas. Un moment donné, il faut s’asseoir pour faire une évaluation sans complaisance, en prenant en compte les positions de différentes parties prenantes ».

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