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Ni réfugié, ni investisseur

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les mbororo

Ça date de février 2010. Je nous l’ai rappelé en juin 2022. Est-ce qu’ils quitteront la RD Congo, les 60 000 nomades Mbororo qui transhument leurs 100 000 taureaux, vaches et veaux dans les pâturages toujours verts du nord-est de la Grande Orientale ? Ne riez pas. Lisez plutôt.

À son retour d’Addis Abeba en septembre 2010, la délégation de Kinshasa chargée de négocier le rapatriement dans l’honneur de ces envahisseurs, a voulu rassurer l’opinion publique que sa requête avait été entendue par l’Union africaine. Et qu’en conséquence, les Mbororo rentreraient chez eux : Cameroun, Niger, Nigeria, Centrafrique, Soudan et Tchad.

Un détail : la délégation avait reconnu que sa mission était délicate, les « experts » de l’Union africaine arguant sans nuance que les Mbororo étant africains, avaient le droit à l’hospitalité sans bornes de la RD Congo !

Cependant, comme tous les pays, la RD Congo a des procédures pour l’octroi de la nationalité. Les Mbororo, eux, ne sont ni des réfugiés, ni des investisseurs. Et puis, ils ne sont pas à leur première intrusion sur le sol congolais. Déjà, avant 1960, le Congo Belge avait été envahi par ces nomades peu scrupuleux. Conséquence : l’administration coloniale les expulsa en 1940 ! Déjà ?

Toujours combattus mais jamais abattus, les Mbororo sont revenus à la charge en 1988. L’armée de Mobutu les a refoulés. Les revoici pour la énième fois en 2002. Ils ont franchi la frontière et, munis des autorisations délivrées à l’époque de la rébellion par … le MLC politico-militaire et la DGM, se sont installés dans la Grande Orientale. Un casse-tête zootechnique qui se nourrit du maïs et du manioc des petits paysans congolais.

À suivre.

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