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Résistance à la bonne gouvernance : la justice à l’heure de son diagnostic

L’élan pris pour renverser la tendance d’un pays où les pots-de-vin détournent les revenus qui auraient dû être consacrés aux projets de développement, notamment, la construction et l’entretien des infrastructures, a été estompé par une justice qui n’a pas pris de la hauteur. Et pourtant, face à la volonté politique et la détermination du chef de l’État, Félix Tshisekedi, la RDC devrait plus que jamais s’engager résolument dans la bataille contre les détournements, la corruption, … bref, contre les prédateurs identifiés qui s’évertuent encore dans des pratiques frauduleuses qui entraînent des pertes de recettes au Trésor public. Face à un tel système de prédation enracinée, seule la justice est le meilleur remède. Bien entendu, une justice appliquée. Et visiblement, les acteurs du pouvoir judiciaire prennent la mesure du défi. Car, les propos du président de la Cour constitutionnelle et président en exercice du Conseil supérieur de la magistrature, Dieudonné Kamuleta, sont, on ne peut plus clairs : « la justice doit être administrée par des personnes de haute valeur morale et irréprochables, disposées à lutter contre la corruption qui ternit l’image d’un véritable État de droit en RDC ». C’est dire que l’Assemblée générale du Conseil supérieur de la magistrature entend poser un vrai diagnostic sur l’état de la justice de la RDC. Une justice qui devra lever tous les verrous possibles de la résistance à la bonne gouvernance en RDC. Car, dit-on, la justice élève une nation.

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le premier ministre et les membres du csm

« La justice doit être administrée par des personnes de haute valeur morale et irréprochables, disposées à lutter contre la corruption qui ternit l’image d’un véritable État de droit en RDC ». Credo du président de la Cour constitutionnelle et président en exercice du
Conseil supérieur de la magistrature, Dieudonné Kamuleta, qui rassure que le concours du Conseil supérieur de la magistrature sera déterminant pour parvenir à cet objectif. Il a tenu ces propos, mardi 5 juillet, lors de l’ouverture des travaux de l’Assemblée générale du Conseil supérieur de la magistrature par le Premier ministre, Jean- Michel Sama Lukonde.

Au cours de ces travaux, les participants vont arrêter un certain nombre de dispositions, lesquelles pourront aboutir au bon fonctionnement de l’appareil juridique.

Dans son allocution, le président de la Cour constitutionnelle et président en exercice du Conseil supérieur de la magistrature a souligné que ces assises s’ouvrent dans un contexte particulier, au regard des assignations données au Conseil supérieur de la magistrature par le magistrat suprême, le chef de l’État Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo.

Dieudonné Kamuleta a réitéré le vœu du président de la République, celui de veiller à ce que la justice soit administrée par des personnes intègres. «Le concours du Conseil supérieur de la magistrature sera déterminant pour parvenir à cet objectif », a-t-il précisé.
Il a annoncé que l’appareil judiciaire et autres structures ad-hoc seront redynamisés, à commencer par le pouvoir du Ministère public qui doit mettre l’action publique en mouvement en vue de la bonne gouvernance.

Des assises « d’un diagnostic sincère sur l’état de la justice congolaise »

Il sera donc question, au cours de ces assises, « d’un diagnostic sincère sur l’état de la justice congolaise avant de formuler une thérapie de choc susceptible d’aider, à titre curatif, une justice jugée jusque-là inefficace et incapable de répondre aux attentes de nos concitoyens, de sorte que nos résolutions, si elles étaient réellement traduites en actes, devraient, à coup sûr, concourir à l’amélioration de notre système judiciaire », a déclaré le président du CSM.

Il faut signaler que des résolutions importantes seront prises à l’issue de ces travaux sur les points suivants : la présentation sans débat du rapport annuel du Conseil supérieur de la magistrature, la présentation du rapport d’activités et de différents besoins des juridictions et offices de parquets civils et militaires.

Au cours de ces travaux, des questions relatives à la carrière, à la discipline, au budget et au barème salarial seront également passées au peigne fin.

À l’issue des travaux, les propositions relatives à la nomination, la promotion, la révocation et, le cas échéant, la réhabilitation des magistrats seront transmises au président de la République pour des décisions utiles relevant de sa compétence.

Cette activité a connu la participation du président de la Cour constitutionnelle et président en exercice du Conseil supérieur de la magistrature, des membres du bureau du CSM, des officiers supérieurs de la Police nationale congolaise (PNC) et des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), du premier vice-président de l’Assemblée nationale et de plusieurs autres personnalités du pays.

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