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Bruxelles : une exposition plonge le public dans l’âge d’or de la Rumba congolaise

Le vernissage de l’exposition « Rumba Oyé », qui s’ouvre ce 8 jusqu’au 31 juillet 2022, plonge le public dans l’âge d’or de la rumba congolaise en mettant en scène des photographies anciennes en noir et blanc du photographe Jean Depara.

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exposition rmba oye

L’exposition se déroule dans le cadre de la version « Off » du festival pluridisciplinaire « Congolisation ». Cette version Off a pour objectif d’organiser des évènements en dehors de ce festival, initié en 2015 par Pitcho Womba Konga. La 7ème édition du festival a débuté le 30 juin et des artistes se sont succédé sur scène. De nombreuses activités ont été organisées, à savoir des conférences, des concerts, des pièces de théâtre ainsi que l’expo photo « Rumba Oyé ».

Après un bref passage à l’Espace Magh, à Bruxelles, l’exposition « Rumba Oyé ! » s’exporte à la Grand-Place de Bruxelles qui, selon les organisateurs, est un lieu emblématique de la capitale belge, car Bruxelles est la porte d’entrée de la rumba congolaise en Occident.

En effet, rappelle-t-on, c’est à Bruxelles, lors de la Table-ronde, que le premier orchestre congolais, l’African Jazz de Joseph Kabasele dit Grand Kalle, s’est produit en 1960. C’est aussi dans la capitale belge qu’«Indépendance Chacha », hymne de l’indépendance du Congo sera composé.

La période d’euphorie mise en relief

Les photographies de l’exposition, fait-on savoir, illustrent la période d’euphorie qui survint à la suite des mouvements d’indépendances qui vont déferler sur le continent africain dans les années 60. Cette période courte, unique et intense dans l’histoire de République démocratique du Congo a été immortalisée par Jean Depara (1928-1997), l’un des pionniers de la photographie congolaise.

Sous l’objectif de ce dernier, on retrouve des artistes illustres tels que Franco Luambo, Tabu Ley, Lucie Eyenga, des orchestres en tout genre, des couples mixtes dansant la rumba congolaise ainsi que des hommes et des femmes sur leur 31. Ces précieuses photos, rassemblées par le collectionneur et artiste Baudouin Bikoko, seront accompagnées d’une sélection de musiques rares de cette époque de Bart Cattaert du label de musique Planet IIunga. Cet événement, précise-t-on, est possible grâce au soutien de Lydia Mutyebele Ngoi, congolaise d’origine et échevine de la régie foncière de la ville de Bruxelles.

Diversité artistique de la diaspora congolaise

« Congolisation », qui en est à sa 7ème édition, est un festival multidisciplinaire ayant pour vocation de mettre en relief la diversité artistique de la diaspora congolaise en particulier, et africaine en général. Une édition zéro, avait été organisée le 17 janvier, date d’anniversaire de la mort de Patrice Emery Lumumba. En outre, le festival souhaite mettre en avant la mixité et les liens entre le Congo et l’Afrique en général ainsi que la Belgique à travers des œuvres qui font référence au passé et au présent, à ici et là-bas.

En créant un focus sur les afro-descendants, « Congolisation », explique-t-on, veut apparaître comme un symbole tangible des relations entre l’Afrique et la Belgique. Le festival a pour but de permettre à la diaspora africaine présente en Belgique de prendre possession d’espaces de création et ainsi avoir la possibilité de confronter leur imaginaire, leurs histoires, leurs sensibilités, sans intermédiaire, sans tabou, sans filtre, mais avec des repères et des références qui leur sont propres. La diaspora peut ainsi créer des espaces de discussion autour de ces questions délicates à travers le théâtre, la danse, des expositions, des concerts, des projections ou encore des conférences.

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