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Affaire « spoliation du temple de l’ECC par Bahati » : un mensonge grotesque

Des spécialistes des coups en dessous de la ceinture font encore parler d’eux dans l’arène politique congolaise. Et dans leur jeu, certains médias souvent en quête du sensationnel sont bien utilisés. Et c’est le cas de la fameuse affaire dite « de spoliation du temple de l’Eglise du Christ au Congo par le professeur Modeste Bahati Lukwebo ». Pour Mme Aurélie Mutanda Nzimbi, représentant les enfants de feu révérend Gabriel Nzimbi Nsadisi de la Communauté du Saint Esprit en Afrique (CSEA), il s’agit d’une campagne médiatique nauséabonde relevant d’un calcul politique. Retraçant l’historique de la parcelle, elle démontre noir sur blanc que l’adhésion à l’ECC ne confère en aucun cas une nouvelle personnalité juridique à la communauté qui adhère et n’absorbe pas non plus la communauté adhérente, ni son patrimoine, tel a été le cas de la CSEA. Devant la presse, le samedi 9 juillet à Kinshasa, Mme Aurélie Mutanda Nzimbi a retracé les faits.

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aurelie nzimbi

Ci-dessous son démenti.

L’histoire de cette parcelle renvoie à feu révérend Gabriel Nzimbi Nsadisi, notre défunt père, citoyen congolais, originaire de la province du Kongo Central. L’appartenance de feu révérend Gabriel Nzimbi Nsadisi au sein de la Communauté du Saint Esprit en Afrique (CSEA) remontre aux origines de cette communauté, créée le 12 février 1961. Celui-ci a acquis sur ses fonds propres plusieurs biens immobiliers en faveur de la communauté ».

Ainsi, la parcelle faisant l’objet de convoitise par l’ECC a été achetée en 1982 avec les deniers de notre défunt père. C’est dans ce contexte que, mandaté par ce dernier, le révérend Muloki, en sa qualité de représentant légal de la CSEA déjà en 1980 (année d’obtention de la personnalité civile de celle-ci), va procéder à l’acquisition de la concession susmentionnée et aux démarches administratives y afférentes.
Le révérend Muloki, représentant légal de la CSEA, quittera la communauté en 1986 et reviendra à sa tête comme président lors de l’Assemblée générale de 2017.

Il convient de préciser que depuis 1980 jusqu’à sa retraite en 2004, à la même époque, notre défunt père fut vice-président statutaire de la CSEA. Fort de la personnalité civile, la CSEA va adhérer en 1981, pour la 1ère fois, à la plateforme ECZ (actuellement ECC) ; laquelle regroupe en son sein plusieurs communautés.

La CSEA portera le label 79ème communauté lui octroyé par l’ECC. Par ailleurs, au cours de son histoire, la CSEA a adhéré 3 fois à l’ECC (en 1981, 1986 et 1997) et s’en est retirée autant de fois (en 1984 et 1992), le dernier retrait datant de décembre 2019. La résolution de retrait, entérinée par l’Assemblée générale de la CSEA, a fait l’objet d’une publication au Journal officiel et transmise pour information au ministère de la Justice.

Selon les statuts de l’ECC, l’adhésion à l’ECC comme le retrait de celle-ci sont libres. Il sied de noter que l’adhésion se matérialise par l’attribution d’un numéro au côté du nom de la communauté qui adhère.
Mais l’adhésion en question en donne pas naissance à une nouvelle personnalité juridique et l’ECC n’absorbe pas non plus la communauté adhérente ni son patrimoine.

Aucune église qui adhère à l’ECC n’acquiert une autre personnalité juridique que celle qui lui a été octroyée individuellement à l’origine, soit par ordonnance présidentielle (tel a été le cas de la CSEA en 1980), soit par le ministère de la Justice (comme c’est le cas aujourd’hui).
La communauté demeure une personne juridiquement distincte de l’ECC, malgré son adhésion. L’adhésion ne crée pas non plus une indivision sur les biens immobiliers de l’un et de l’autre. Les biens des membres demeurent leurs biens propres ; ce qui signifie que leur patrimoine n’appartient nullement à l’ECC.

Quant au certificat d’enregistrement tant vanté par certains médias, on lit, en effet, les dénominations « Eglise du Christ au Congo » /Communauté du Saint Esprit en Afrique, se contentant du premier nom couché sur le certificat sans pour autant lire la suite. Veuillez, je vous en prie de noter qu’il figure sur ce certificat trois éléments qui attestent incontestablement et sans équivoque aucun que ladite parcelle est la propriété exclusive de la Communauté du Saint-Esprit en Afrique, à savoir : la date de création n’est pas celle de l’ECC, mais bel et bien celle de la CSEA, c’est-à-dire le 12 février 1961 ; la date de publication au Journal officiel des statuts de la CSEA ; l’adresse du bureau de liaison de la communauté (Rue Nkulu, n°84, commune de Bandalungwa) et autre propriété de notre défunt père, le révérend Gabriel Nzimbi Nsadisi.
Vous remarquerez que cette adresse n’est absolument pas celle du siège social de l’ECC. Ces explications sont importantes pour comprendre que la mention ECC/CSEA sur le certificat d’enregistrement établi en 2004 dont fait état l’ECC prouve justement le contraire de ce qu’on voudrait faire dire à ce certificat. Ce dernier appartient exclusivement à la CSEA.

En effet, si le bien en cause appartenait à l’ECC, seul son nom y figurerait. La question à se poser est celle de savoir : « Pourquoi le nom de la CSEA aux côtés de celui de l’ECC ? ». La réponse réside dans les statuts de l’ECC qui indiquent que la dénomination composée du nom d’ECC barre avec numéro n’est qu’un simple label.

La parcelle convoitée appartenait bien à la CSEA, elle possède tous les documents de son acquisition, ce qui n’est pas le cas de l’ECC qui n’a rien d’autre à brandir qu’une copie de mauvaise qualité du certificat d’enregistrement de 2004.

Au cours de l’année 2016, le certificat d’enregistrement d’origine couvrant la parcelle a été perdu. Si l’ECC était propriétaire, le cadastre dépositaire du registre immobilier aurait requis la présence ou la correspondance de l’ECC pour procéder au remplacement dudit certificat. Cependant, ce fut le représentant légal de la CSEA, à savoir le révérend Muloki qui initia cette demande. Le conservateur annulant le titre en vertu de la loi dite « foncière » procédera au remplacement du titre perdu auquel personne ne fit opposition.

Par ailleurs, contrairement aux affirmations de l’ECC, et de certains journalistes sous-informés, il n’y a jamais eu de temple sur la parcelle en cause. Les seuls bâtiments s’y trouvant sont principalement ceux construits par notre défunte mère (Maman Hélène Badez-ba-Babeyinga, épouse de feu révérend Gabriel Nzimbi Nsadisi).

Dites-moi, je vous en prie, à quel titre, eut-elle à le faire si ce n’est en qualité de membre effectif de la CSEA ? Et si l’ECC en eut été propriétaire, qu’a-t-elle érigé sur ce terrain ?

Etant donné que la CSEA, entretemps devenue la 63ème Communauté en 1997, la CSEA s’est retirée de l’ECC en 2019 après l’avoir notifié à l’ECC et au ministre de la Justice (Ministère de tutelle) et publié au Journal officiel par voie de conséquence le label 63ème Communauté n’existe plus.

Lors d’une assemblée générale de la CSEA au cours du dernier trimestre 2019, la CSEA fit une donation de la parcelle à nous les enfants de feu révérend Gabtriel Nzimbi en nous avouant que telle était la volonté de notre défunt père et qu’elle s’était engagée à l’exécuter. Nous, les enfants ont énormément apprécié cette marque d’honnêteté et nous nous sommes engagés par écrit à réaliser différentes actions déjà programmées par notre défunt père, ce au bénéfice de la CSEA.

Néanmoins, nous reconnaissons que les autorités foncières avaient été induites en erreur en rappelant notre certificat d’enregistrement. Cependant, sur présentation de nos pièces, c’est à bon droit que ces dernières ont reporté leur décision.

Au demeurant, parce que nous les enfants Nzimbi, nous sommes tous membres de l’église Impact Centre Chrétien (ICC) et surtout parce que plusieurs témoignages ont confirmé que le vœu de notre défunt père fut que ce terrain soit un endroit d’adoration et de prières, nous les enfants, nous avons fait à notre tour une donation d’une partie du terrain à notre église « Impact Chrétien ».

C’est ainsi que nous avons vendu le reste de la parcelle au professeur Bahati pas pour nous servir comme paravent parce que ce n’était pas du tout ce que nous recherchions. D’ailleurs, nous n’avions rien à craindre de personne. C’est le hasard des circonstances qui l’ont amené comme client. Celui-ci est donc un acquéreur de bonne foi, qui a en outre acquis ce bien régulièrement. Salir ainsi, la réputation de la CSEA par des affirmations mensongères c’est vraiment conforter celle-ci dans la décision qu’elle a prise de se retirer de l’ECC comme tant d’autres communautés avant elle et après elle.

Salir les enfants Nzimbi, c’est imprimer définitivement dans leur esprit les propos de la Bible qui disent : « Ce n’est pas tous ceux qui m’appellent Seigneur qui sont mes enfants, il y a des loups parmi vous ».

Salir la réputation du professeur par une campagne médiatique nauséabonde relève simplement du calcul politique dont une nouvelle cabale lui attribue l’acquisition de l’hôtel Memling. Un mensonge grotesque monté par ceux qui croient qu’il faut à tout prix évacuer Bahati Lukwebo pour se tailler une place au soleil.

Aurélie Mutanda Nzimbi.

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