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Coopération régionale : la RDC membre à part entière de la Communauté d’Afrique de l’Est

A dater du lundi 11 juillet 2022, la République démocratique du Congo devient 7ème membre à part entière de la Communauté d’Afrique de l’Est. Elle vient d’achever le processus d’adhésion à cette organisation sous régionale.

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felix tshisekedi

La RDC a achevé, le lundi 11 juillet, les processus et procédures d’adhésion à la Communauté d’Afrique de l’Est (CAE). De ce fait, elle devient désormais officiellement le 7ème membre de cette organisation sous régionale.

Le processus d’officialisation de cette adhésion fait suite aux démarches menées par le président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi, depuis son arrivée au pouvoir en janvier 2019.

Il avait écrit au président de l’EAC de l’époque, le président du Rwanda, Paul Kagame, exprimant le souhait de la RDC de devenir membre du bloc sous régional.

Désignés par le sommet des chefs d’État de l’EAC, le président Uhuru Kenyatta, actuel président du Sommet, et Félix Tshisekedi ont signé le traité d’adhésion de la RDC à l’EAC le 8 avril 2022.

Par la suite, la RDC s’est vue accorder 6 mois pour entreprendre les processus internes et constitutionnels de ratification du traité d’adhésion.

Ce processus interne comprend la ratification du Traité d’adhésion par le Parlement de la RDC.
En date du 9 juin 2022, le Projet de loi autorisant la ratification du traité pour l’établissement de la Communauté d’Afrique de l’Est (CAE) avait déjà été adopté par les députés nationaux.

Sur 386 votants, 379 députés ont voté oui, 4 ont voté non et 3 se sont abstenus, selon les chiffres officiels.

À ce jour, le vice-Premier ministre, ministre des Affaires étrangères, Christophe Lutundula, a déposé ces instruments des ratifications au secrétariat général de la Communauté à Arusha, en Tanzanie.

Ainsi, la RDC jouit désormais de tous les droits et privilèges de participer aux programmes et activités de l’EAC et affirme respecter ses obligations.

Pour Peter Mutuku, secrétaire général de l’EAC, « aujourd’hui est un grand jour pour la communauté et la RDC. Car, il marque l’achèvement des processus et procédures ».

En adhérant à l’EAC, la RDC rejoint ainsi le Burundi, le Kenya, l’Ouganda, le Rwanda, le Soudan du Sud et la Tanzanie et devient ainsi le deuxième pays francophone.

Avantages d’une adhésion

Selon le site de l’EAC, la RDC bénéficiera du cadre élargi du marché commun de la CAE et du tarif extérieur commun. Elle aura également accès aux ports maritimes de Mombasa et de Dar es-Salaam à des tarifs compétitifs.

Les domaines de coopération de l’EAC comprennent : la libéralisation et le développement du commerce, l’investissement et le développement industriel et la libéralisation de la circulation des personnes, de la main-d’œuvre et des services.

La Communauté d’Afrique de l’Est (EAC) est une communauté économique régionale initialement fondée en 1967, dissoute dix ans plus tard puis véritablement recréée en 2001.

Ayant son siège à Dar-es-Salaam, en Tanzanie, l’organisation s’est fixé, entre autres objectifs, de favoriser les échanges commerciaux entre les sept (7) pays membres et garantir la circulation des biens et personnes.

Gestion des cas d’instabilité et de conflits

En vertu de l’article 124 du Traité de l’EAC, la RDC, faisant partie de l’EAC, bénéficiera de l’engagement des États partenaires à favoriser et à maintenir une atmosphère propice à la paix et à la sécurité par la coopération et les consultations en vue de prévenir, mieux de gérer et résoudre les différends et les conflits entre eux.

En outre, la RDC bénéficiera de divers mécanismes de coopération régionale qui traitent des questions de sécurité régionale telles que la criminalité transfrontalière, la fourniture d’une assistance mutuelle en matière pénale, y compris l’arrestation et le rapatriement des délinquants en fuite et l’échange d’informations sur les mécanismes nationaux de lutte contre les activités criminelles.

Pour rappel, l’un des critères pour les nouveaux membres dans le bloc est l’acceptation de la Communauté, tel qu’énoncée dans le traité. Un changement de nom nécessiterait donc une modification du traité.

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