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Procès François Beya : les avocats suspendent leur participation au procès

Suite au refus des juges de répondre favorablement à leur demande de mise en liberté provisoire et l’accès aux soins appropriés de leur client, les avocats de François Beya, ancien conseiller spécial du président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi en matière de sécurité, ont suspendu leur participation au procès. L'audience foraine, initialement prévue mardi 12 juillet devant la Haute cour militaire, à la Prison centrale de Makala, a été suspendue pour absence d’avocats. Elle a simplement été renvoyée à une date ultérieure.

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D’après Me Victor Tesongo, porte-parole du Collectif Free François Beya Kasonga, il faut revoir la composition de la Cour.


« Les avocats ont récusé la cour. Elle ne donne pas de garantie d’un procès équitable ; il faut revoir la composition avec de nouveaux juges », a-t-il déclaré aux médias.


Avant d’ajouter ce qui suit : « Au cours de l’audience du 28 juin dernier, les avocats de tous les prévenus avaient sollicité une mise en liberté provisoire en faveur de leurs clients. Et la Cour avait annoncé qu’elle allait se prononce, le vendredi 1er juillet, alors que la loi exige que cela soit fait dans les 48 heures ».


Selon la source, « la Cour voulait attaquer directement le fond. Les avocats ont refusé, exigeant que la Cour se prononce d’abord sur les demandes de mise en liberté provisoire et l’accès aux soins appropriés de leurs clients ».


Abordant dans le même sens, le conseil de l’accusé Guy Vanda a fait savoir que son client et son co-accusé François Beya sont sérieusement malades.


« Mon client se tort de douleur, il comparait avec la jambe gauche enflée et son état nécessite évacuation vers un hôpital », a-t-il martelé.

Détenus dans une prison militaire, les quatre co-accusés dans cette affaire ont été présentés devant les juges à l’ouverture de l’instruction. Il s’agit, entre autres, de deux colonels des Forces armées de la RD Congo (FARDC), une femme officier supérieur de la Police nationale congolaise (PNC), et Guy Vanda assistant de François Beya.

On rappelle que l’ex-patron du Conseil national de sécurité (CNS) est poursuivi avec quatre co-accusés précités, pour complot contre le chef de l’Etat, offense à celui-ci, incitation des militaires à commettre des actes contraires au devoir et à la discipline, violation des consignes et atteinte à la sûreté de l’Etat, précise-t-on.

Il importe de préciser que la date de la prochaine audience reste inconnue.
Affaire à suivre.

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