Le_Potentiel logo
Le_Potentiel logo

Son ancrage confirmé dans le Grand Kivu : Bahati exige le retrait sans délai de la Monusco

Face à la gravité de l’heure, le langage de bois n’a plus sa place. Surtout quand on sait bien identifier le complot et les comploteurs ainsi que les marionnettes employées pour pérenniser la déstabilisation de la République démocratique du Congo. Et comme tout autre Congolais révolté et engagé en même à défendre, au prix de sa vie, l’intégrité de son territoire, le président du Sénat, Modeste Bahati Lukwebo, n’a pas mâché ses mots durant son séjour kivutien. Un séjour qui lui a permis de faire la démonstration de force de son ancrage politique et, cela, loin de toute polémique. À Goma, chef-lieu de la province du Nord-Kivu tout comme à Bukavu dans le Sud-Kivu, Modeste Bahati s’est montré tranchant devant la population sur le mandat de la Mission de l’Onu pour la stabilisation au Congo (Monusco) : « Voilà, la Monusco, elle doit plier bagages… Nous-mêmes, nous allons assurer la paix, la sécurité et l’intégrité du territoire », a-t-il soutenu, se plaignant au passage du fait que la Monusco a passé 22 ans dans le pays, avec près de 20.000 hommes, sans parvenir à ramener la paix. Dans la foulée, le président du Sénat a apporté un message de paix, d’espoir et de soutien aux FARDC et au chef de l’État, Félix Tshisekedi, dans ses efforts de ramener la paix dans l’Est. À ce sujet, le natif de Kabare a appelé les jeunes à intégrer l’armée nationale pour défendre la patrie de Patrice-Emery Lumumba. « Nous devons nous assumer nous-mêmes, étant donné que nous ne pouvons plus compter sur les promesses de la communauté internationale… », a-t-il lâché visiblement excédé par le pourrissement de la situation.

Partager :

bahati

Présente en RDC depuis 1999, la Monuc, devenue Monusco, est l’une des plus importantes et des plus coûteuses missions de l’ONU au monde, avec 14 000 militaires, 660 observateurs militaires et officiers d’état-major, 591 policiers et 1 050 membres d’unités de police constituées – hormis des retraits qui ont commencé à se faire ces derniers temps. De quoi s’interroger sur son efficacité sur le terrain, 22 ans après ! Modeste Bahati Lukwebo, comme tout autre Congolais, estime qu’il est temps que les Congolais eux-mêmes prennent les choses en main.


Profitant de son séjour à Goma puis à Bukavu dans le cadre de ses vacances parlementaires, Modeste Bahati qui s’est offert un bain de foule démontrant son leadership dans cette partie du pays, a véritablement passé un message d’auto-prise en charge aux populations.
Pour le professeur Bahati Lukwebo, la Mission onusienne en RDC doit à tout prix quitter le Congo, à cause de « son bilan qui est largement négatif ».


« Plus de 20 ans déjà avec plus de 20.000 hommes et avec un budget conséquent, la Monusco n’arrive toujours pas à sécuriser les provinces de l’Est. Cette mission onusienne ne sert plus à rien en RDC. Nous exigeons le départ de la mission de l’Organisation des Nations unies pour la stabilisation du Congo (Monusco) qui a enregistré un bilan très négatif. Il est temps que cette Monusco plie bagage et quitte le Congo », a-t-il indiqué devant une foule immense à Goma et à Bukavu.


Néanmoins, l’autorité morale de l’AFDC a appelé la population à ne pas bousculer ces soldats de l’ONU : « Nous n’avons plus rien à attendre d’eux. Qu’ils partent dans la paix ».

Les jeunes, s’enrôler dans l’armée

À ce défi sécuritaire complexe et nourri par les appétits insatiables des puissances internationales œuvrant via leurs marionnettes, des voisins de la RDC, à l’instar du Rwanda, c’est aux Congolais de s’assumer pour leur destin.


C’est fort de cette perception que le président du Sénat appelle les jeunes à s’enrôler dans l’armée. « Nous n’avons que cette armée et nous devons la soutenir. J’appelle les jeunes Congolais de tous les coins du pays d’intégrer l’armée loyaliste et de défendre le pays face à l’ennemi du M23 soutenu par le Rwanda et face à d’autres forces négatives. Les jeunes, vous devez vous prendre en charge et utiliser divers moyens pour défendre la patrie », a-t-il souligné.


Par ailleurs, les députés provinciaux du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, voient en cette démarche de l’autorité morale de l’AFDC, un véritable retour de la confiance entre les autorités nationales et les populations locales qui se sentaient souvent délaissées et abandonnées à leur triste sort face à cette insécurité récurrente. « Son arrivée au Nord-Kivu, avec un message comme celui-ci, va apporter une lueur d’espoir aux populations locales », a estimé le député provincial Élie Nzaghani, élu du territoire de Rutshuru.


Soutien à Félix Tshisekedi


Dans cette communion parfaite avec ses frères et sœurs, le président statutaire de l’Alliance des Forces Démocratiques du Congo (AFDC) a pris son temps avec de longues marches à pieds et pendant des heures.


À Bukavu, dimanche 17 juillet, il était difficile de frayer un chemin sur la route qui mène à la place de l’indépendance, au centre de la ville où il s’est adressé à la population, une foule indescriptible qui l’attendait depuis 8 heures du matin. Question de témoigner l’amour à celui qu’il appelle affectueusement « Mupenda Watu » entendez « celui qui aime son semblable » pour ses œuvres sociales en faveur de la population et sa générosité légendaire.
Sur place, le président de la Chambre haute du Parlement a appelé la population à soutenir le chef de l’État, Félix Tshisekedi, pour sa réélection en 2023. La motivation présentée : ses efforts de ramener la paix dans l’Est du pays.


Pour rappel, dans le cadre de ses vacances parlementaires au Sud-Kivu, plusieurs activités sont prévues dans l’agenda de Modeste Bahati Lukwebo.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

Voir Aussi