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Gangstérisme, kidnapping, famine, … en Haïti : la population livrée à elle-même

Depuis le début de l’année 2022, l’insécurité bat son plein en Haïti, les gangs armés qui ont pris de l'ampleur, sont en train d’étendre progressivement leur contrôle sur plusieurs zones du pays. Comme il fallait s’y attendre, ils plongent dans le deuil plusieurs familles haïtiennes.

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violences en haiti

En effet, la situation sécuritaire en Haïti est marquée par l’augmentation des cas de kidnapping.

Selon la cellule d’observation de la criminalité (COC), 326 cas d’enlèvement ont été enregistrés entre avril et juin 2022.
Le mois de juillet est sanglant pour la population haïtienne, dans la commune de Cité Soleil, située en périphérie de Port-au-Prince, capitale haïtienne.

D’après le Réseau national de défense des droits humains (RNDDH), le bilan d’affrontement entre les gangs armés au cours de cette période s’élève à 300 morts dont les femmes, enfants, vieillards, personnes vivant avec handicap, et 160 blessés.

La population de la Cité Soleil n’a plus d’accès à l’eau potable et à la nourriture, depuis le 8 juillet 2022, à la suite de ces conflits. Cette population qui continue à attendre désespérément l’aide du gouvernement haïtien, ne sait plus à quel saint se vouer.

Curieusement, le 12 juillet 2022, pendant que la population de cette commune se terrait chez elle à cause de crépitement des balles, le Premier ministre haïtien, Dr Ariel Henry, s’était présenté avec émotion, selon un tweet, à l’ambassade du Japon en Haïti pour signer le livre de condoléances, après l’assassinat de l’ex-Premier ministre japonais Shinzo Abé. Et pourtant, il n’avait pas exprimé la même sympathie envers les habitants de la Cité Soleil.

Ce n’est que le dimanche 17 juillet que le Premier ministre et le ministre de l’Intérieur ont envisagé, après leur rencontre avec les autorités de cette commune, d’apporter de l’aide humanitaire à la population de certaines zones de la Cité Soleil.

Le comble, le gouvernement haïtien n’a pas encore pris des mesures sécuritaires pour mettre fin à la résurgence d’insécurité.

Depuis le vendredi 10 juin 2022, plusieurs coins de la ville de Port-au-Prince ressemble à des non man’s land à la suite de ces gangs armés qui les ont investis. Il y a le cas de site du Palais de justice qui est sous contrôle de ces inciviques.

Le Premier ministre et les membres de son cabinet de travail ainsi que ses agents n’ont pas mis les pieds à la Primature depuis plusieurs semaines à cause de la présence des gangs qui contrôlent le site.

Haïti ne fait pas seulement face à la résurgence d’insécurité mais aussi et surtout au chômage, à la famine, ainsi que l’inflation.
Selon le Programme alimentaire mondial (PAM), 4,5 millions d’Haïtiens sont menacés par l’insécurité alimentaire aiguë. Pour avoir 1 dollar, il faut 130 gourdes haïtiennes. Selon les économistes, cette situation n’a jamais été observée dans l’histoire de ce pays de l’Amérique du Nord, depuis son indépendance en 1804.

A tout prendre, plus d’un analyste estiment qu’à la suite de ces rivalités entre les gangs, les kidnappings, la résurgence d’insécurité, la famine, observés en Haïti, par les temps qui courent, la population de ce pays qui ne bénéficie d’aucune assistance du gouvernement d’Ariel Henry, est livrée à elle-même.

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