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Alors que pour Tombouctou, c’était le tollé international, Destruction des Virunga par le M23-Rwanda : la communauté internationale aphone

Premier parc national créé en Afrique et inscrit sur la Liste du patrimoine mondial depuis 1979, le Parc national des Virunga subit aujourd’hui, comme par le passé, une destruction méchante de son écosystème, sa faune, sa flore, etc., à la suite de l’agression rwandaise sous couvert des terroristes du M23. Le plus étonnant, c’est que tout se passe sous les regards aphones, si pas complices, d’une communauté internationale, la même qui avait très vite procédé à la levée des boucliers pour défendre un autre patrimoine mondial dans un autre pays africain. Il s’agit des mausolées de Tombouctou saccagés en 2012 lors de l’occupation du Nord du Mali par des groupes armés. Cette attitude traduit sans doute une politique de deux poids, deux mesures. Ce qui appelle à l’éveil tous azimuts des Congolais pour défendre inlassablement leur patrie. Le ministre du Tourisme, Modero Nsimba, accompagné de son collègue de la Communication et des Médias, Patrick Muyaya, a fustigé cet état de choses, au cours d’un briefing, mercredi 20 juillet, axé sur l’impact de l’agression rwandaise sous couvert du M23 dans les aires protégées de la RDC.

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Dénoncer et toujours porter haut la voix de dénonciation face à ce qui se révèle au grand jour comme une injustice internationale, la RDC n’arrêtera pas de le faire. C’est le cas avec la destruction méchante en cours de l’écosystème, de la faune et de la flore du Parc national des Virunga, par les terroristes du M23 appuyés par le Rwanda. Ce parc est pourtant inscrit sur la liste du Patrimoine mondial, au même titre que les mausolées de Tombouctou, qui avaient suscité un tollé international au moment de leur destruction par les groupes armés, durant l’occupation du Nord du Mali en 2012.

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C’est pour dire que l’attitude aphone de la communauté internationale est incompréhensible. Sinon, elle ne peut s’expliquer que par une complicité suivant un plan bien établi de déstabilisation de la RDC dans sa partie Est.

Le ministre du Tourisme, accompagné de son collègue en charge de la Communication et des Médias, a ainsi porté sa voix pour exiger de la communauté internationale de faire davantage, au-delà des discours.

Kinshasa durcit le ton

Et comment parler de l’amélioration du statut de conservation de la nature en Afrique, tel est le cas à Kigali, au Rwanda, au Congrès des aires protégées d’Afrique, sans parler de la RDC qui consacre pourtant de 13,7% de sa superficie aux aires protégées ? C’est dire qu’un tel sommet sans la RDC, non invitée, a fait savoir le ministre du Tourisme, ne devrait que susciter des interrogations. Encore que même si invitée, la RDC n’aurait pas visiblement consenti à répondre dans les conditions actuelles des relations entre Kinshasa et Kigali.

L’heure est aux mesures fortes. Et la RDC envisage toutes les possibilités pour défendre son territoire. Le ministre du Tourisme ne s’en cache pas. Il est possible, avise-t-il, de proposer l’instauration d’une gestion militaire de ces aires protégées comme c’est le cas déjà avec la gestion des provinces sous état de siège. Et dans le pire des cas, la RDC peut soustraire ses espaces classés de la liste du Patrimoine mondial et ce serait au regret des partenaires.

Entretemps, la situation d’agression de la RDC par le Rwanda, via le M23, résulte des conséquences fâcheuses directes, a fait savoir le ministre congolais du Tourisme. L’on note la fermeture des activités touristiques, l’occupations des sites touristiques, la destruction de l’habitat naturel des gorilles de montagnes, des pertes des éco-gardes et fermeture des projets de développement intégré.

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