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Agression rwandaise : les églises congolaises accentuent la pression sur l’ONU

Capitalisant leur alignement à la récente initiative de la ministre d’Etat en charge du Portefeuille, Princesse Adèle Kayinda Mahina, pour la prière en faveur des FARDC et de l’ensemble du pays au stade des Martyrs à Kinshasa, les Eglises et confessions religieuses congolaises passent à la vitesse supérieure. Objectif : amener la communauté internationale à réagir face à l’agression rwandaise en RDC. Ainsi, elles exigent, notamment, la convocation d’un Conseil de sécurité extraordinaire pour statuer sur la situation d’agression rwandaise et des manœuvres ougandaises ; la levée de l’embargo sur l’achat d’armes en faveur de la RDC ; le rejet de l’intervention militaire régionale au risque d’aggraver et d’éterniser la présence des militaires étrangers en RDC ; le retrait immédiat et la neutralisation des troupes rebelles étrangers ayant exporté leur guerre en RDC… « S’il n’y a pas de paix en RDC, il n’y aura pas non plus de paix pour nos voisins ». Ce message, on ne peut plus clair, est contenu dans le mémo des Eglises et confessions religieuses de la RDC à l’attention du secrétaire général de l’ONU, du président du Conseil de l’Union européenne et du président de la Commission de l’Union africaine. En vertu de leur mission pastorale et prophétique confortées par leur rôle de veilleurs, gardiens des âmes du peuple de Dieu, les pasteurs congolais brandissent, sans hésiter, la menace de la mobilisation de leurs fidèles si dans une semaine, l’ONU ne répond pas dans le sens de leur requête.

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L’heure est à la mobilisation générale en RDC. Politiques, religieux, scientifiques, masse ouvrière, etc., tous ont répondu à l’appel du devoir, celui de défendre l’intégrité territoriale du pays face à l’agression rwandaise sous couvert du M23.

Et comme il fallait s’y attendre, les Eglises et confessions religieuses montent au créneau. Après s’être affichées dans l’appel de prière en faveur des FARDC et de la nation, initiative de Princesse Adèle Kayinda, les pasteurs de la RDC ont adressé, vendredi 22 juillet, un mémorandum au secrétaire général de l’ONU, au président du conseil de l’UE et au président de la commission de l’UA.

Ce document réceptionné par la Monusco est assorti d’un ultimatum de 7 jours pour exiger la convocation d’une réunion du Conseil de sécurité extraordinaire pour statuer sur la situation de l’agression rwandaise et des manœuvres ougandaises.

Dans la foulée, les hommes d’églises rejettent l’intervention militaire régionale au risque d’aggraver et d’éterniser la présence des militaires étrangers en RDC. « Il ne faudra pas dupliquer la mission de la Monusco, qui est déjà impuissante et incapable d’assurer la mission lui confiée depuis plus de deux décennies, affirmant même, toute honte bue, que le M23 est mieux armé qu’elle », dénoncent les pasteurs de la RDC.
Dans le mémorandum déposé à la Monusco, les Eglises et confessions religieuses exigent aussi : « Le retrait immédiat et la neutralisation des troupes et rebelles étrangers ayant exporté leur guerre en RDC ; la cessation de la manipulation des Congolais pour enrichir les grandes puissances et les multinationales dans ce contexte de la crise économique issue de Covid-19 et de la guerre ukraino-russe ; l’imposition de la démocratie dans les pays voisins, le Rwanda, l’Ouganda et le Burundi afin de récupérer leurs oppositions en exil dans notre pays ; la réaction de la communauté internationale en faveur de la RDC à la suite de la diplomatie entreprise par le président Tshisekedi ».

Pour les Eglises et confessions religieuses, il est hors de question pour la RDC de laisser l’exploitation commune des richesses minérales avec les pays voisins en violation de nos lois internes. Et pour mettre fin à l’impunité des crimes perpétrés depuis des années, les hommes d’églises à Kinshasa plaident pour l’exploitation et l’exécution du Rapport Mapping.

Sur un ton ferme, les Eglises menacent : « Si, dans une semaine, l’ONU ne répond pas dans le sens espéré de notre requête, nous appellerons tous les chrétiens et croyants de la RDC à une forte mobilisation à travers le pays pour exiger ce qui nous revient de droit en vertu de la providence de Dieu », indiquent les pasteurs Baruti, Albert Kankienza, Sony Kafuta, Dr Nkwim, Kutino Emie, Mapasa Baolimo, Ejiba Yamapia et les autres.

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