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Après le secteur minier, la RDC s’ouvre aux profits pétroliers

Estimée actuellement à 6%, l'apport du secteur des hydrocarbures en République démocratique du Congo pourrait atteindre 40 % du budget national. Un véritable boom économique qui devra faire de cette activité une industrie véritablement motrice, susceptible d’engendrer des transformations fondamentales au développement socio-économique du pays. Le gouvernement de la République s’inscrit dans cette dynamique. Ainsi, à l’instar d’autres Etats pétroliers, la RDC se lance à l’utilisation du pétrole à des fins de développement. Il s’agit d’un impératif économique qui ne peut, en aucun cas, être perturbé par des cris de ceux qui tiennent à voir l’économie congolaise faible et dépendante des appuis extérieurs, avec des prétextes fallacieux de la protection de l’environnement. Car, selon le gouvernement, avec des réserves potentielles inexploitées permettant de produire jusqu’à un million de barils de pétrole par jour, le pays pourrait générer une rente pétrolière de plus de 30 milliards de dollars par an. C’est là toute l’importance de ce projet phare pour le chef de l’Etat Félix-Antoine Tshisekedi qui tient à écrire une nouvelle page dans l’histoire économique de son pays. C’est dans ce cadre qu’il a lui-même procédé au lancement de l'appel d'offres international pour l'exploitation de 27 blocs pétroliers et 3 blocs gaziers. Une initiative saluée par la majorité des Congolais, comme pour dire, il est temps pour la RDC de semer le pétrole pour son développement.

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fatshi petrole

Au cours d’une brève cérémonie symbolique et historique qu’il a présidée, jeudi 28 juillet 2022  à Kinshasa, le chef de l’Etat, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, a lancé l’appel d’offres international pour l’exploitation de 27 blocs pétroliers et 3 blocs gaziers de la République démocratique du Congo.

Ces blocs se répartissent dans les trois principaux bassins sédimentaires de la RDC, à savoir le Bassin Côtier, le Bassin de la  Cuvette centrale et les Bassins de la Branche Ouest du Rift Est-africain.

Transposée sur  la carte géographique  de la RDC, ces blocs se retrouvent dans la quasi-totalité des provinces du pays en commençant par la ville de Kinshasa.

Évalués à environ 22 milliards de barils de pétrole, brut et 66 milliards Normo mètre cube de gaz méthane dissout dans les eaux du lac Kivu, ces 30 blocs vont, à coup sûr, booster l’économie du pays et créer des milliers d’emplois pour la population congolaise.

A l’ouverture de cette cérémonie, le président Félix-Antoine Tshisekedi a déclaré que le lancement d’appel d’offres est la preuve de sa volonté de mettre les potentialités au service du développement du pays.

« Nous ne devons plus nous contenter de célébrer le potentiel de la RDC mais il nous revient de l’exploiter », a-t-il dit. Avant de préciser : « Après avoir misé sur le tout minier, il est temps pour nous d’exploiter le secteur des hydrocarbures ».

Préservation des intérêts des populations

Quant aux impacts environnementaux qui découleront de cette exploitation, le président Félix Tshisekedi s’est montré très rassurant: l’environnement et les intérêts des populations autochtones seront préservés.

Auparavant, le ministre des Hydrocarbures, Didier Bidimbu, avait indiqué que « les choix des blocs sélectionnés pour la premier phase des appels d’offres a été opéré sur base de meilleurs leads et prospects identifiés dans les différents bassins sédimentaires présentant des caractéristiques géologiques à des très forte probabilité d’accumulation des hydrocarbures, gage de rentabilité pour les futurs investisseurs ».

Pour le ministre Budimbu, « cet appel d’offres se veut un processus public, transparent, impartial et concurrentiel qui va permettre à la RDC de mettre en place des partenariats gagnant-gagnant dans l’intérêt mutuel des investisseurs et des populations congolaises ».

L’appel d’offres fait suite aux résolutions de 48ème et 62 ème réunion du Conseil des ministres, respectivement le 8 avril et 15 juillet 2022.

A travers ces offres commerciales, la RDC veut exercer son droit de souveraineté à utiliser sa richesse pétrolière pour le développement de son pays.

Selon les  spécialistes, près de 6000 produits dérivés de l’exploitation du pétrole sont évalués.

Estimée actuellement à 6%, l’apport du secteur des hydrocarbures pourrait atteindre 40 % du budget national dans un contexte où les produits pétroliers et gaziers ont flambé à travers le monde.

La soumission pour les blocs pétroliers s’étend sur 6 mois tandis que les offres d’exploitation du gaz méthane seront enregistrées dans une période de 3 mois.

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