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Daniel Asselo à Butembo “Nul n’a le droit de se substituer au gouvernement pour gérer les affaires de l’État”

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Le vice-Premier ministre, ministre de l’ Intérieur, Daniel Asselo a appelé les populations du Nord-Kivu à laisser le gouvernement de la République gérer le dossier relatif au départ de la Mission de l’ Organisation des Nations unies pour la stabilisation du Congo (Monusco) encore présente dans le pays.

Daniel Asselo a fait cette déclaration, dimanche 31 juillet 2022, à Butembo, au Nord-Kivu, où il a conduit une délégation gouvernementale dépêchée dans cette province par le Premier ministre Sama Lukonde sur instruction du chef de l’Etat Félix-Antoine Tshisekedi pour s’imprégner de la question des manifestations hostiles à la Monusco observées les lundi 25 et mardi 26 juillet dans cette partie du pays, qui ont occasionné des dégâts matériels importants et des pertes en vies humaines.C’etait lors des échanges entre cette mission gouvernementale et les forces vives, les mouvements citoyens et les confessions religieuses de cette ville située dans la partie Grand Nord du Nord-Kivu.

« Nul n’a le droit de se substituer au gouvernement pour commencer à gérer les affaires de l’État. Les Organisations de la Société civile qui sont importantes dans le cadre du fonctionnement des institutions de la République sont là pour nous faire des suggestions par des écrits ou à travers des rencontres d’échange. Il est inacceptable qu’il y ait des manifestations et des intimidations contre le gouvernement, car le gouvernement a pour mission d’agir au nom et pour le compte du peuple. Il n’y a pas un groupe de personnes qui peuvent prétendre être les propriétaires d’une population donnée », a-t-il martelé.

L’ occasion faisant le larron, il a dit que la délégation du gouvernement congolais a été dépêchée dans cette province également pour assister les familles qui ont perdu les leurs lors de ces récentes manifestations anti- Monusco à Butembo qui ont coûté la vie à 9 manifestants et 3 casques bleus onusiens.

« Le gouvernement congolais est en pourparlers avec la Monusco pour accélérer le rythme de son retrait progressif de la République démocratique du Congo et cela se fait conformément à l’accord signé entre les deux parties. Déjà la Monusco s’est retirée de certaines provinces dont le Kasaï Central, le Tanganyika et l’ ex-Grand Bandundu. Le retrait dans le reste du coin du pays se fait progressivement », a expliqué Daniel Asselo.

Il convient de noter par ailleurs qu’une Commission vient d’être constituée pour mener des enquêtes sur les circonstances de la mort des manifestants congolais et des éléments de la Force onusienne à Butembo.

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