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Cinq questions à Guillaume Ilunga (*)

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1.Quel est votre bilan à la tête de la commune de Barumbu ?

Le bilan est assez bien, quand on dit assez bien, c’est-à-dire 50% par rapport à la situation qu’on avait trouvée à notre arrivée à la tête de cette commune. Une municipalité qui était considérée comme la plus sale, négligée et surtout considérée comme une zone rouge sur le plan sécuritaire. Aujourd’hui, sur le plan administratif, nous pouvons dire Dieu merci, car il y a maintenant une administration qui fonctionne. Cela a fait que nous puissions remettre de l’ordre dans plusieurs secteurs. Sur le plan sécuritaire, Barumbu n’est plus considérée comme zone rouge à cause de la politique mise en place, en collaboration avec l’ISTA, celle de former des jeunes délinquants.

Nous avons aussi rapproché la population de Barumbu, plus près de nous ; question d’échanger sans qu’il ait blocage entre nous et nos administrés. D’autre part, nous avons plusieurs projets pour le développement de notre commune dont certains ont été bloqués à cause de la COVID et d’autres par rapport à la situation administrative que nous traversons ces derniers temps.

2.Quelles sont vos réalisations en tant que bourgmestre de Barumbu ?

La construction de l’école Gama qui cadre avec le programme de la gratuité de l’enseignement lancé par le chef de l’Etat ; la réhabilitation de l’avenue Itaga ; la réhabilitation du pont Pharmacie sur Butshaku-Tshaku ; la construction de la salle de fêtes et de réunion de la maison communale de Barumbu ; la construction du bureau du bourgmestre, chose qui n’existait pas et, aujourd’hui, le quartier Mozindo a un bureau moderne et la réinsertion des jeunes que nous avons formés avec l’ISTA.

3.Où en êtes-vous avec le projet Kin-Bopeto dans votre municipalité ?

Kin-Bopeto à Barumbu est un processus. Donc, chaque année, avec Kin-Bopeto, nous avons un projet qui s’accompagne d’une réalisation. Pour cette année, nous pouvons épingler la construction des toilettes publiques pour donner de la valeur à la personne humaine. Pour le compte de notre commune, nous avons construit une toilette au croisement de l’avenue Kabambare et Bokassa, puis au marché Imbwa. Dans notre municipalité, le projet Kin-Bopeto avait commencé avec la sensibilisation-suivi de la matérialisation en ce qui concerne la nuisance sonore à travers la ville de Kinshasa, en général, et la commune de Barumbu, en particulier.

4.Est-ce que le moment a été bien choisi pour lancer ce projet ?

Si vous avez un projet de développement, il ne faut pas attendre que les gens vous donnent le go. Le développement a toujours été critiqué et il n’a jamais été facilement acceptable par tout le monde. Il faut juste croire en ses idées et savoir les défendre. C’est ce que nous avons vécu avec le projet Kin-Bopeto. D’après moi, Kin-Bopeto est un concept à thèse, car il renferme plusieurs secteurs, sans oublier que l’homme est mis au centre de ce projet. Et cela fait que les Kinois d’hier qui étaient paresseux et ne voulait pas travailler, aujourd’hui il se prend en charge et assainit son milieu de vie sans y être contraint. C’est toute une culture. C’est comme cela que nous avons dit, le choix de lancement de la campagne Kin-Bopeto était bien opéré, même si nous sommes boutés à un problème de fonds, car le gouvernement qui gérait la ville de Kinshasa s’était endetté jusqu’en 2025. Aujourd’hui, nous travaillons à crédit.

5.Un message à vos administrés

Barumbu ne tombera jamais. On doit toujours croire en nos capacités. Donc, les hommes passent mais des institutions restent. Je ne suis pas éternel bourgmestre. Un jour, je partirai. En attendant, les gens doivent s’approprier de cette vision pour le développement de notre commune.

(*) Bourgmestre de Barumbu

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