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Protection de l’enfant : la RDC doit mettre 5 ans pour des résultats palpables

L’ONG internationale des droits des enfants dénommée IBCR (Bureau international des droits des enfants) s’engage à accompagner le gouvernement en matière de protection de droits de l’enfant. Son nouveau projet lancé les 9 et 10 août 2022 à Kinshasa, vise à outiller et former les acteurs des secteurs publics et privés mais aussi mobiliser et outiller les enfants. Au terme de l’atelier de recadrage organisé à l’espace Roméo Golf, à Gombe, le directeur général d’IBCR, Martin Causin, a rassuré qu’à l’issue de cinq ans et demi qu’aura duré ce doublet volet d’activités, « on dira que les droits de l’enfant en RDC sont davantage protégés, principalement ceux en situation de privation de liberté ou les enfants à risque ou victimes d’exploitation ou d’économie sexuelle ».

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Le directeur général de l’ONG internationale des droits des enfants dénommée IBCR, entendez Bureau international des droits des enfants, M. Martin Causin, a indiqué à la presse, le mercredi 10 août 2022, que son organisation vient accompagner le gouvernement congolais à défendre et protéger les droits de l’enfant.

Entre 2015 et 2020, cette structure a commencé de travailler avec le ministère des Affaires sociales, le ministère de la Justice et le ministère de la Sécurité, en renforçant les capacités des travailleurs sociaux, magistrats et des forces de sécurité à des pratiques adaptées à l’enfant.

Selon lui, « Le premier projet ‘Batela Mwana’ a débouché sur un certain nombre de recommandations du gouvernement congolais et de ses partenaires. C’est le cas, notamment de la recommandation d’aller plus loin en matière de renforcement du système de protection de l’enfant ; accompagner et former des secteurs qu’on considère comme étant négligés du système de protection de l’enfant : la police, la justice, le travail social. Et c’est l’objectif de cette deuxième phase du projet lancée au cours de l’atelier de cadrage organisé les 9 et 10 août 2022, à l’espace Roméo Golf, situé à Gombe ».

Le nouveau projet « Renforcement du système de protection de l’enfant » qui est le prolongement du premier projet « Batela Mwana », court jusqu’en 2027. Il sera question, au cours de ces cinq ans et demi, de renforcer et de mieux intégrer l’inspectorat du travail mais aussi le secteur du tourisme, du voyage. Une fois que ces trois secteurs renforcés et outillés, rassure cet expert, l’ensemble du système de protection sera renforcé au-delà de secteurs classiques. C’est cela le premier grand volet de ce projet.

Enfant au cœur de ses droits

Le deuxième grand volet, comme l’a expliqué Martin Causin, c’est que quand on parle de « protection de l’enfant, défense et soutien des droits de l’enfant », l’enfant doit être placé au cœur de ce système de protection. L’enfant est d’abord sujet de droit, capable de revendiquer, défendre lui-même ses droits, prendre des initiatives de ses droits. Et le troisième volet de ce projet va accompagner la Société civile pour que l’enfant soit réellement un acteur de la promotion de ses droits. Il est ici question de l’outiller pour qu’il puisse revendiquer ses droits et travailler à une égalité des droits entre fille et garçon.

De son côté, Mme la conseillère au ministère des Affaires sociales, Actions humanitaires et Solidarité nationale, Baindja Marie, a souligné que « ce projet est d’une très grande importance parce que vous savez, lors que les droits des enfants sont bafoués, lors que les enfants sont violentés, c’est l’enfant qui devient vulnérable. Et du coup, il tombe sur les attributions des Affaires sociales. Et donc nous sommes concernés, nous le ministère, à un très haut niveau, par ce projet. Le ministère a travaillé par le passé avec IBCR sur le projet ‘Batela Mwana’ qui a donné des résultats ; nos assistants sociaux ont bénéficié de renforcement des capacités, ils ont été formés, on a installé les comités des assistants sociaux à travers les provinces et aujourd’hui, nous passons à la 2ème phase qui est un prolongement de ce projet qui vient intégrer les aspects nouveaux, notamment le fait que l’enfant est placé au centre de ses propres droits ; mais aussi l’aspect relatif au tourisme ».

Pour sa part, Mme Rhode Kakubu Mawanga, conseillère de Mme le ministère du Genre, de la Famille et de l’Enfant, a indiqué que dans sa charge de protection de l’enfant, « ce qu’on vise, c’est l’intérêt supérieur de l’enfant. Les enfants ont beaucoup de besoin mais parfois, ils ne savent pas s’exprimer. En tant que gouvernement, nous savons comment répondre à ces besoins mais on est parfois limité. Grâce à ces échanges avec IBCR et les autres ministères impliqués, nous nous sommes rendus compte qu’il y a moyen de travailler en synergie par rapport notamment aux soins alternatifs (besoins sociaux des enfants), à la participation des enfants ».

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