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Cinq questions à Bubis Bunzika Bisambu (*)

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1. Comment analysez-vous les évasions en séries dans différentes maisons carcérales du pays ?

Dans un pays où l’on assiste à un regain d’insécurité, de crime, de phénomène de kuluna, on doit avoir des centres pénitentiaires non seulement répondant au besoin, mais aussi aux standards internationaux, que ce soit en termes de sécurité, d’infrastructures, de fonctionnement. C’est aussi ça le rétablissement de l’autorité de l’État.

2. Qu’attendez-vous de la justice sur le dossier Jean-Marc Kabund ?

On s’étonne du fait que Jean-Marc Kabund qui critiquait l’opposition hier, puisse se retrouver aujourd’hui dans le même camp que nous. Il tient aujourd’hui le même discours que nous. C’est ridicule. Je suis persuadé que beaucoup qui sont au pouvoir vont rejoindre l’opposition, car face à un gouvernement qui nous paraît inefficace, on ne peut que prendre une telle position, comme c’est le cas, notamment de Frank Diongo qui attendait désespérément un poste.

Kabund fera l’objet d’acharnement de la part du pouvoir en place, il sera à la merci de la justice, il sera condamné si le pouvoir le veut ; il doit, à l’évidence, s’y préparer, c’est-à-dire à la prison et espérer recouvrer la liberté en bénéficiant de la grâce présidentielle.  Mais, notre parti Envol qui  milite pour le respect des droits à la liberté d’opinion et la promotion d’autres valeurs,  condamne  ces pratiques macabres qui nuisent à la liberté  d’opinion, à la liberté de manifestation.

3. Pensez-vous que la visite du secrétaire d’État américain Blinker en RDC et au Rwanda peut dénouer la crise entre les deux pays ?

La République démocratique du Congo qui se veut un pays fort et souverain, ne doit pas d’abord s’attendre à un soutien de l’extérieur. Le retour de la sécurité et de la paix dans notre pays sera effectif, lorsque l’autorité de l’Etat sera rétablie sur toute l’étendue du territoire national. Pour ce faire, on doit, entre autres, penser à réformer notre défense nationale et nos services de sécurité, notamment en les dotant d’un budget conséquent. On peut y parvenir en réduisant le train de vie de nos institutions.

4. Comment évaluez-vous le mandat du président Félix-Antoine Tshisekedi, trois ans après ?

Nous constatons que la corruption, sous toutes ses formes, revêt une nouvelle robe et prend ascension fort malheureusement dans notre pays, les prix des biens de première nécessité sur les marchés laissent à désirer, le taux de chômage est en hausse, bref le social du Congolais ne s’améliore pas, mais on entend toujours des slogans et de nouvelles expressions, telles que Cent jours, Tshilejelu, etc.

Je ne sais comment évaluer le mandat du président qui est censé donner l’impulsion au gouvernement qui ne produit pas jusque-là des résultats escomptés. Loin de moi l’intention de nuire, mais je cherche plutôt à mettre en évidence les vrais problèmes afin de pousser nos dirigeants à faire mieux; étant donné que nous sommes déjà à la veille des élections de 2023, lesquelles   permettront à notre population de  sanctionner nos dirigeants et nous placer ainsi devant une  alternative.

5. Que conclure ?

J’estime que le sort du Congolais est entre ses mains, sans parti pris, et sans aucune influence politique, je demanderai à tous les Congolais comme un seul homme de prendre leur destin en main, c’est le temps de l’éveil, comme l’ont démontré nos frères et sœurs de Goma, battons-nous pour notre devenir.

(*) Cadre de l’Envol

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