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Kinshasa : La Société civile alerte sur les cas d’enlèvements et de disparitions des citoyens

Les cas d’enlèvements et de disparitions des citoyens, principalement des militants de partis politiques, sont enregistrés depuis quelques temps à Kinshasa, par certaines Organisations de la Société civile, qui disent avoir initié des plaidoyers dans ce sens, afin de trouver solution à cette situation.

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Depuis quelques temps, les cas d’enlèvements, d’extorsions et de disparition des citoyens, principalement des militants de partis politiques, sont enregistrés dans la ville de Kinshasa.

D’après certaines organisations de droits humains qui alertent sur ce phénomène, les plaidoyers sont initiés, afin de trouver solution à cette situation qui inquiète.

Selon le Réseau des églises pour les droits humains (REDH), une organisation de droit congolais, les équipes envoyées sur le terrain travaillent dans le sens de renverser cette tendance.

Le REDH mène depuis quelques temps un plaidoyer, notamment en faveur de l’amélioration des conditions dans des maisons carcérales. Dans cette optique, elle reçoit différentes plaintes des proches des victimes qu’elle se charge de faire parvenir à la hiérarchie du pouvoir judiciaire, espérant obtenir toute la lumière sur cette situation.

« Nous ne pouvons croiser les bras devant des situations de violations de droits humains. Nous en avons déjà documenté des dizaines. La plupart des victimes sont des militants des partis politiques d’opposition », a déclaré Junior Mwela, chargé des programmes au sein du REDH.

L’on signale également les cas de disparition parmi les victimes. Selon certaines personnes interrogées, leurs proches seraient introuvables depuis plusieurs mois. A ce jour, ils affirment n’avoir aucune nouvelle de ces derniers.

« Notre frère est introuvable depuis septembre 2021. Sorti du toit familial pour une marche pacifique initiée par la coalition Lamuka en date du 15 septembre 2021, notre frère Nkongo Mabinda Childerick n’a plus fait signe de vie. La marche était organisée en signe de protestation contre la nomination de Denis Kadima à la tête de la Céni. Martin Fayulu et ses pairs voulaient dire non à la politisation de la Commission électorale nationale indépendante. Nous avons fait le tour des morgues et cachots de la ville, sans succès », a déclaré Mme Aimée non autrement identifiée.

 Côté gouvernement, l’on assure être à l’œuvre pour la protection de droits humains. Des réformes seraient en cours de préparation, afin d’adapter la loi avec des réalités actuelles.

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