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Tshisekedi à la tête de la SADC : capitaliser les acquis

Les chefs d’État et de gouvernement, membres de la Communauté de développement de l'Afrique australe (SADC), séjournent à Kinshasa, ces 17 et 18 août, où ils prennent part leur 42ème sommet. A cette occasion, le président congolais, Félix-Antoine Tshisekedi, prendra officiellement la présidence de cette organisation sous-régionale australe. Lui qui a déjà assumé des mandats au sommet de l’Union africaine (UA) et, récemment à celui de la Communauté économique des États d’Afrique centrale (CEEAC), a certainement une touche de génie à apporter dans ses nouvelles fonctions. Cependant, hormis son euphorie festive et son poids émotionnel, la prise de la présidence de la SADC par Fatshi doit être un moment crucial pour la RDC qui a besoin d’un appui substantiel à la résolution de la crise qui mine le pays dans sa partie orientale. Les Congolais ne devraient pas rester-là, à s’émerveiller pour l’élévation de leur chef de l’État aux différentes organisations continentales. Au contraire, ils devraient savoir y tirer des dividendes sur le plan interne, en s’inspirant, notamment des expériences des autres qui sont passés par le même chemin.

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Kinshasa abrite, les 17 et 18 août, le 42ème Sommet des chefs d’État et de gouvernement de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC), dont la présidence pour l’exercice 2022-2023 sera assurée par le président congolais, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo.

Le chef de l’État congolais fera la remise et reprise avec le président Lazarus Chakwera du Malawi, qui assure la présidence en exercice de la SADC.

Au total, 16 chefs d’État et de gouvernement ainsi que des personnalités de haut rang prendront part à ces assises de haute portée diplomatique et économique, dont les travaux proprement dits ont lieu, ce mercredi 17 août, avec l’ouverture solennelle dans la Salle des Congrès et les travaux à huis clos dans la salle des banquets du Palais du peuple, spécialement aménagé pour garantir le bon déroulement des travaux entre chefs d’État.

Seront présents, le président Lazarus Chakwera du Malawi ; le président de la République des Seychelles Wavel Ramkalawan ; le président namibien Hage Geingob ; la présidente de la République Unie de Tanzanie Samia Suhulu ; Cyrille Ramaphosa de l’Afrique du Sud, Prithvirajsing Poopun de l’île Maurice, Filipe Nyusi du Mozambique, Sa Majesté le Roi Mswati III d’Eswatini (il est accompagné de son épouse), Hakainde Hichliema de la Zambie et Emerson Mnangagwa du Zimbabwe et le vice-président du Botswana Ponatshego Kedikilwe.

sadc 42e session

Sur le plan diplomatique, c’est déjà un important pas qui est amorcé pour la RDC. Mais le plus important dans l’adhésion à toutes les organisations régionales, continentales et internationales, c’est de savoir pérenniser les acquis et saisir des opportunités qu’offrent ces plateformes, dans un échange fructueux avec d’autres États membres. Dans le cadre de la SADC, que gagne réellement la RDC ?

Savoir pérenniser les acquis

Bien avant la tenue de ce haut sommet des chefs d’Etat et de gouvernement, Kinshasa a abrité, du 2 au 6 août 2022 au Palais du peuple, la 6ème Semaine annuelle de l’industrialisation de la SADC (SIW).

Co-organisées par le Secrétariat de la SADC, le Conseil commercial de la SADC et le gouvernement de la République démocratique du Congo, les assises de Kinshasa ont permis aux participants de prospecter et d’admirer d’énormes potentialités qu’offre le pays de Félix-Antoine Tshisekedi, afin de venir y investir en toute assurance. Ils ont admiré le projet de création de la zone économique spéciale (ZES) de Maluku.       

 De la sorte, la RDC a su tirer profit de son adhésion au sein de cette organisation sous-régionale australe.

En effet, la semaine d’industrialisation de la SADC est une plateforme annuelle d’engagement public-privé visant à promouvoir de nouvelles opportunités pour le commerce et l’investissement intra-africains.

Le thème de cette année, « Promouvoir l’industrialisation par l’agro-transformation, la valorisation des minéraux et les chaînes de valeur régionales pour une croissance économique inclusive et résiliente », s’y prêtait déjà bien pour la RDC, un pays aux multiples potentialités.

Outre les retombées à rentabiliser du coté de l’Afrique australe, la RDC, qui a rejoint récemment la Communauté des Etats d’Afrique de l’Est, attend également bénéficier d’un appui militaire régional pour éradiquer les groupes armés qui sèment la désolation dans sa partie Est. Déjà, en début de semaine, les troupes burundaises ont fait leur entrée en RDC, par la province du Sud-Kivu, où elles seront sous le commandement d’un officier  des FARDC.

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