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Avec l’appui des NDI et ONU FEMME : Des cadres politiques renforcent leurs capacités sur la loi électorale et la parité

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L’effectivité de mesures incitatives en faveur de plus de participation des femmes au processus électoral, nécessite que tous les acteurs du processus électoral, notamment, les partis politiques s’engagent à faciliter leur mise en œuvre.

C’est dans cette perspective que l’ONU Femmes, en collaboration avec le National democratic Institute (NDI), organise, les mardi 16 et mercredi 17 août 2022, à Béatrice Hôtel de Kinshasa, un atelier de renforcement des capacités à l’intention des hauts cadres de partis politiques en vue de soutenir un processus politique plus inclusif en République démocratique du Congo (RDC).

L’objectif poursuivi par les organisateurs est, notamment de permettre à ces leaders de prendre en compte le genre au sein de leurs partis et la loi sur la parité ainsi que d’autres dispositions légales en rapport avec la prise en compte du genre dans le processus politique.

Selon les organisateurs, la mise en œuvre programmatique de ces activités devra permettre aux partis politiques d’impliquer les femmes dans les activités politiques en élargissant l’espace et d’éliminer les obstacles pour leur participation, d’une part ; et d’autre part, de traiter la question dans sa dimension socioculturelle pour amener les leaders masculins de ces partis à considérer les femmes comme des collègues égales, des potentielles candidates fortes disposant des atouts nécessaires au sein des structures de direction des partis politiques.

Le système de seuils imposés dans l’actuelle modification de la loi électorale renforce l’initiative de regroupement politique au détriment des candidatures indépendantistes. Ainsi, les partis et regroupement politiques constituent à ces jours les meilleurs moyens pour concourir à la quête d’un siège électoral.

« Or, la majorité des formations politiques ne sont pas bons élèves dans la prise en compte de la représentativité des femmes et des jeunes dans leur fonctionnement quotidien », a déploré le professeur François Elika, chargé de partenariat et de ressources au sein du Programme des Nations unies pour le développement.

Il a regretté du fait que les femmes militantes au sein des formations politiques fassent face à des obstacles formels et informels dans le cadre de leurs participations.

Grands obstacles

A l’en croire, l’un de plus grands obstacles auxquels elles sont confrontées en politique sont les idées sur le genre, notamment, les attentes sociales, les attitudes et comportements personnels que ces idées permettent de faire émerger.

« Ces idées sur le genre essaient d’associer le pouvoir, en particulier le pouvoir politique, aux hommes et à la masculinité. Celles-ci engendrent une multitude d’obstacles à la fois structurels et fonctionnels à la pleine participation politique des femmes ainsi que des jeunes, dont il est nécessaire d’amener les chefs de ces formations politiques à être des agents de changement transformateurs pour l’égalité de sexe au sein de leurs partis politiques », a-t-il déclaré.

Pour Me Pacifique Nkunzi, chargé des questions genre et élections à l’Onu Femme, les mesures incitatives inscrites dans l’actuelle loi électorale, constituent une meilleure opportunité pour amener les partis politiques à questionner leurs pratiques, afin de promouvoir une gouvernance sensible au genre et l’alignement des femmes comme candidates aux élections prochaines, à la hauteur d’au moins 30% ou plus sur leurs listes électorales.

Par ailleurs, la réussite de cet atelier repose sur une approche méthodologique qui consiste à convenir d’un plan d’actions spécifiques pour contester les normes patriarcales de genre. Il s’agira, notamment de former et de sensibiliser ces responsables politiques sur les approches de « Man, Power and politic » développées par le NDI qui propose une nouvelle approche pour transformer le genre normes qui sous-tendent actuellement l’écart d’autonomisation politique entre les femmes et les hommes.

Promouvoir l’égalité des sexes

Cet outil fournira également à ces responsables politiques l’occasion d’examiner comment ils peuvent utiliser leur pouvoir et leurs privilèges pour promouvoir l’égalité des sexes et gouvernance inclusive au sein de leurs forces politiques et dans la sphère publique.

À l’issue de ces travaux, les leaders politiques sont invités à prendre l’engagement de promouvoir les femmes dans leurs partis et définir des stratégies efficaces pour l’alignement de ces dernières sur les listes électorales. Ensuite, le NDI et Onu Femme procéderont par l’identification des partis politiques, tête d’affiche de grandes coalition et regroupements politiques, répondant aux trois critères (assise nationale, régularité dans la participation électorale et disposant des représentants parlementaires) pour prendre part au programme.

Enfin, il sera mis en place un cadre de suivi des engagements pris par les partis pour promouvoir la participation des femmes dans le processus électoral.

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