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Présidence de la SADC : la RDC s’ouvre vers une économie de libre échange

Avec la prise de fonction de son chef de l'État, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, comme président de la Communauté de développement de l'Afrique australe (SADC) pour l'exercice 2022-2023, la République démocratique du Congo, pays plein de potentialités en sol et en sous-sol, avec une population jeune et dynamique, s'offre une nouvelle opportunité de s'ouvrir vers des pays de la sous-région de l'Afrique australe pour des échanges commerciaux « gagnant-gagnant ». Avec cette présidence, la RDC devra capitaliser ses atouts, vu les enjeux de l'heure. Pour beaucoup d’analystes, à l’instar du politologue Jonas Kasimba, c'est la République démocratique du Congo qui gagne. « Le chef de l'État Félix-Antoine Tshisekedi doit capitaliser son mandat à la tête de la SADC pour l'émergence totale du secteur économique de la RDC vers une prospérité à l'intérêt des Congolais », a-t-il fait savoir. Saisissant la même occasion, ce natif du territoire de Beni, Nord-Kivu, estime que « la présidence de la RDC à la SADC devrait constituer aussi une opportunité en or pour une collaboration entre États dans l'éradication des forces négatives présentes dans les provinces de l'Est du pays ».

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C’est avec joie et un sentiment de grande responsabilité que le chef de l’État congolais, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, a reçu de son homologue du Malawi et président sortant, Dr Lazarus Chakwera, mercredi 17 août 2022, à l’hémicycle du Palais du peuple, les attributs du pouvoir, en tant que nouveau président en exercice de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC). Cette passation de témoin aura marqué la cérémonie inaugurale du 42ème sommet de cette organisation sous régionale qui s’est tenu à Kinshasa.

Devant un parterre de ses collègues chefs d’État membres de l’organisation présents dans une salle de Congrès chauffée à blanc, le président Félix Tshisekedi, auréolé de son nouveau statut, a, dans son discours d’acceptation, indiqué que son pays va poursuivre le travail amorcé par son prédécesseur dont il a salué, du reste, le brillant mandat. Un mandat qui, a-t-il dit, a permis à la SADC de réaliser certains projets intégrateurs, nonobstant l’environnement délétère qui mettait en mal son fonctionnement suite à l’avènement de la Covid-19.

De ce fait, il a indiqué qu’il misera sur le concours de l’ensemble des États membres pour atteindre les objectifs fixés par les pères fondateurs de cette organisation sous régionale.

Révélant un pan de son programme d’actions, le chef de l’État congolais a déclaré qu’il s’attèlera, durant son mandat, à implémenter tout programme destiné au développement des infrastructures ainsi que des services régionaux en lien avec les différentes stratégies, visant à stimuler l’intégration économique et l’éradication de la pauvreté dans la sous-région.

En conformité avec la thématique du sommet, à savoir, « Promouvoir l’industrialisation au moyen de l’agro-transformation, la valorisation des minéraux et du développement des chaînes de valeurs régionales en vue de réaliser une croissance économique inclusive et durable », le président Félix Tshisekedi a mis un point d’honneur sur sa volonté à promouvoir l’industrialisation. Cela, a-t-il dit, devrait notamment se réaliser « au moyen de l’agro-transformation, de la valorisation des minéraux et des chaines de valeurs régionales afin d’atteindre la croissance économique inclusive et durable ».

Il a aussi plaidé pour une synergie d’actions entre les États membres, le secteur privé et les partenaires au développement pour une meilleure intégration régionale.

Occasion pour booster l’économie congolaise

Au total, 16 chefs d’État et de gouvernement ainsi que des personnalités de haut rang prennent part à ces assises de haute portée diplomatique et économique à Kinshasa, du 17 au 18 août. Le Malawi, la République des Seychelles, la Tanzanie, la Namibie, l’Afrique du Sud, l’île Maurice, Mozambique, la Zambie, le Zimbabwe, le Botswana…et bien d’autres pays d’Afrique australe qui sont représentés à ces assises de la SADC à Kinshasa, seront donc des partenaires privilégiés de la RDC dans des échanges commerciaux dans la sous-région et aussi dans la résolution des questions sécuritaires qui gangrènent l’Est de la RDC.

Pour le politologue Jonas Kasimba, c’est la République démocratique du Congo qui gagne, car cela constitue une opportunité en plus pour booster le pays vers une économie prospère et de libre échange au regard des potentialités du pays.

« C’est une occasion en or pour le Congo de booster son économie dans une approche de libre échange gagnant-gagnant avec ces pays de l’Afrique australe. Le chef de l’État Félix-Antoine Tshisekedi doit capitaliser son mandat à la tête de la SADC pour l’émergence totale du secteur économique de la RDC vers une prospérité à l’intérêt des Congolais », a-t-il fait savoir dans un entretien avec le quotidien Le Potentiel.

À cet effet, d’ailleurs, eu égard aux enjeux et surtout aux défis qui sous-tendent sa mandature à la tête de la SADC, le président Félix Tshisekedi a plaidé en faveur d’une collaboration franche entre son pays et les États membres pour la matérialisation de l’intégration régionale.    

Occasion pour juguler l’insécurité à l’Est

Quant à la situation qui prévaut dans l’Est du pays, le politologue Jonas Kasimba, qui est un originaire du territoire de Beni, estime que la présidence de la RDC à la SADC est également une occasion en or pour le Congo de juguler l’insécurité à l’Est qui sévit en l’occurrence dans les provinces du Nord-Kivu, du Sud-Kivu et de l’Ituri.

« La présidence de la RDC à la SADC devrait constituer aussi une opportunité en or pour une collaboration entre États dans l’éradication des Forces négatives présentes dans les provinces de l’Est du pays », a renchéri le politologue J. Kasimba.

 C’est à juste titre que, dans son speech, le chef de l’État congolais a salué la solidarité de la SADC vis-à-vis de la RDC et de sa population au moment où, a-t-il ajouté, « le pays est victime d’une agression lâche et barbare de la part de son voisin, le Rwanda ».

L’occasion était aussi propice pour Félix Tshisekedi de remercier de vive voix des États tels que l’Afrique du Sud, le Malawi et la Tanzanie dont les troupes combattent au front aux côtés des forces congolaises pour le retour de la paix à l’Est de la RDC. 

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