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PDLT-145 : Bwala Yulu dans le territoire de Masi-Manimba électrifié par l’ANSER

Depuis un mois sur le terrain, dans le secteur de Mokamo, territoire de Masi-Manimba (province du Kwilu), l’Agence Nationale de l'Electrification et des Services Energétiques en milieux rural et périurbain (ANSER) vient de finaliser l’électrification de trois localités à importante densité : la commune rurale de Bwala Yulu, la mission catholique Yasa et ses dépendances, ainsi que l’hôpital général de référence de Bonga Yasa et ses environs. Ce projet, tout comme celui réalisé récemment à Ipamu dans l’Idiofa, obéit à la logique de l’électrification rapide et à moindre coût qu’expérimente l’ANSER sur le volet accès à l’électricité du Programme de Développement Local à la base de 145 territoires (PDLT-145) impulsé par le Président de la République, Chef de l’Etat, Son Excellence Felix-Antoine Tshisekedi.

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A Yasa, l’accès à l’électricité coïncide avec la célébration du centenaire de la présence des sœurs de la charité de Namur au cœur de cette mission catholique. Dans la commune rurale de Bwala Yulu, résidence de plus 20.000 Congolais, c’est carrément une première expérience de l’électricité et l’hôpital de référence de Bonga Yasa avec ses 265 lits sait à nouveau fonctionner avec tout son appareillage médical. Autant dire qu’une nouvelle ère marquée par l’accès à l’électricité s’augure avec de possibilités inédites pour l’artisanat local, le commerce, les hôpitaux, l’administration locale et les institutions éducatives de la place.

Usage efficient de l’énergie solaire pour un accès viable à l’électricité

Recourant aux opérateurs énergétiques, conformément aux mécanismes nationaux de passation des marchés, l’ANSER a coordonné le dimensionnement et l’installation des centrales solaires photovoltaïques d’une capacité totale de 130 kWc répartis sur les trois localités à raison de 55 kWc pour la mission de Yasa, 40 kWc pour l’hôpital de Bonga Yasa et 35 kWc pour la commune rurale de Bwala Yulu. En plus de cent lampadaires longeant les artères principales, c’est au total 7 pico centrales qui ont été disséminées à travers la contrée. L’énergie produite par les différentes centrales solaires alimente désormais les institutions académiques-scolaires (ITM et ISTM, écoles primaires, secondaires et internats), les bâtiments administratifs, les hôpitaux et plus particulièrement l’artisanat local, les pompes d’adduction d’eau à partir des forages et sources située à plusieurs kilomètres de la cité.

Ici, la surprise est grande pour plus d’un qui ne s’imaginaient pas l’énergie solaire à même de faire tourner un Hôpital général de référence avec ses couveuses en néo-natalité, sa machinerie de radiologie, ses équipements de stérilisation et ceux d’assistance respiratoire, le tout sans pollution aucune, ni vrombissement des moteurs. Tout tourne de façon très respectueuse de l’environnement.

Un potentiel économique libéré grâce à l’accès à l’énergie

Il sied de noter que la contrée de Masi-Manimba a bénéficié il y a quelques années d’un programme de développement de la pisciculture financé par l’USAID. Par conséquent, en plus de la culture traditionnelle du maïs et du manioc qui y prolifère, la production piscicole y est abondante et fait face au défi de la conservation de la production. Les moulins installés qui ont permis jusqu’à présent de soulager les ménages habitués à piler le manioc et maïs pour la consommation quotidienne, permettront désormais aux agriculteurs d’ajouter de la valeur à leur production, de par leur capacité à moudre l’équivalent de plus de 5 tonnes par jour. S’agissant de la pisciculture, la disponibilité de l’énergie électrique ouvre la voie à l’installation des chaines de froid pour la conservation au frais du poisson et la production des écailles de glace. Les restaurants, les salons de coiffure, les ateliers de couture sont aussi concernés par ce mini réseau solaire mis en place par l’ANSER. A ceci s’ajoutent les pompes solaires pour l’adduction d’eau potable. L’approche marché’ de l’accès à l’électricité, un coût au bout de chaque raccordement

Dans toute la contrée, à l’euphorie occasionnée par l’accès de plus de 600 ménages à l’électricité, succède bien vite la question de la pérennisation des ouvrages. Ce souci souligne l’anxiété d’un retour au chaos initial marqué par l’obscurité en cas d’absence de maintenance et d’entretien des ouvrages construits.

ANSER a anticipé sur cette question en prévoyant, à travers un protocole d’accord actuellement en discussion avec la CENCO, qui a longtemps soutenu le développement de la contrée, la mise sur pieds d’un opérateur local gestionnaire de l’accès à l’énergie moyennant des paiements mensuels basé sur la consommation individuelle des ménages à facturer en fonction du coût affiché par des compteurs prépayés. De quoi générer assez des ressources pour assurer la maintenance et la pérennisation des ouvrages Dans la commune rurale de Bwala Yulu, dans la mission de Yasa tout comme à Bonga Yasa, les dividendes du volet électrification du Programme du Développement Local -145 territoires sont palpables et le lot de changements structurels anticipés se vérifie à merveille.

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