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Processus électoral : La Céni projette l’enrôlement des électeurs pour décembre 2022

L’enrôlement des électeurs se tiendra en décembre 2022. Les affirmations viennent du président de la Commission électorale nationale indépendante. Denis Kadima l’a fait savoir à la députée nationale, élue de Kinshasa/Lukunga, Solange Masumbuko Nyenyezi, qu’il a reçue en audience jeudi 18 août. Au cours de la même journée, Denis Kadima a eu un tête-à-tête avec le président de l’Office national d'identification de la population (Onip), Richard Ilunga. Les deux institutions harmonisent leurs vues afin que l'enrôlement des électeurs se déroulent dans des conditions requises et dans le temps imparti. Reste au gouvernement et d’autres partenaires de mobiliser les moyens nécessaires pour permettre la matérialisation de ce chronogramme si l’on tient effectivement à avoir de « bonnes élections » en 2023.

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Par ailleurs, Denis Kadima projette l’enrôlement des électeurs pour décembre 2022. Le président de la Céni a fait cette annonce dans un échange avec la députée nationale, Solange Masumbuko. À l’issue de cette entrevue, le président de la Centrale électorale a confirmé l’opération de l’enregistrement des électeurs au mois de décembre 2022.

Cette élue de la circonscription de Lukunga a déclaré que « Le président Kadima m’a assuré que le travail est en cours et d’ici décembre, je crois que l’enrôlement des électeurs va commencer ».

Bien avant cette annonce, le président de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni), Denis Kadima, et le directeur général de l’Office national d’identification de la population (Onip), Richard Ilunga, se sont entretenus, le mercredi 17 août 2022 à Kinshasa, sur l’harmonisation de vues pour l’identification et l’enroulement des électeurs.

L’objectif était de baliser le cadre de collaboration entre les deux institutions dans l’accomplissement de leurs missions.

À l’issue de leur rencontre, le directeur général de l’Onip, Richard Ilunga, a expliqué le rôle que doivent jouer ces deux institutions.

« Cette rencontre entre deux structures importantes de la république, qui sont appelées à réaliser les missions très importantes, d’un côté il y a les élections de 2023 et de l’autre côté, l’identification de toute la population congolaise. À ce titre, nous sommes venus pour baliser le cadre de collaboration qui sera permanent parce que nous voulons atteindre ces deux objectifs », a-t-il révélé.

Et de renchérir : « Nous avons mis en place les stratégies qui vont permettre à la Céni librement et de façon indépendante de réaliser sa mission, et entre temps, à l’Onip de passer par la Céni pour réaliser notamment, l’identification de la population. Nous serons ensemble main dans la main pour que ces deux missions importantes soient réalisées. Les deux structures qui sont complémentaires, doivent se parler en permanence ».

Il importe de souligner que cette institution d’appui à la démocratie a pour mission ultime d’organiser les élections de 2023. Et cela passe par l’enrôlement des électeurs. De son côté, l’Onip est chargé de l’identification de la population en vue de la production des cartes d’identité pour les Congolais.

Des assurances pour 2023

Les mêmes assurances sur l’organisation des élections dans le délai constitutionnel, les autorités congolaises les avaient données, en juin dernier, au ministre d’État du gouvernement fédéral belge et président honoraire de la Chambre des représentants de la 53ème législature, André Flahaut, lors de son passage en RDC.

À l’issue des échanges avec le président de la Céni, Denis Kadima, l’homme d’État belge s’était dit « rassuré de la capacité et de la volonté des autorités de la RD Congo d’organiser les élections dans le délai constitutionnel ».

Mais la volonté seule est-elle suffisante pour donner du crédit à l’équipe de la Céni ? Sur cette question, toutes les parties impliquées dans l’avancement du processus électoral devront, chacune, jouer sa partition afin que la promesse de décembre 2023 soit réellement tenue. Ceci éviterait au pays une crise comme celles vécues après le « glissement » de 2016, qui avaient fait beaucoup de victimes.

Récemment encore, le secrétaire d’État américain, Antony Blinken, de passage à Kinshasa, a affirmé avoir eu des mêmes assurances des autorités congolaises sur l’organisation des élections dans le délai constitutionnel. Blinken a d’ailleurs annoncé l’aide américaine évaluée à 23 millions de dollars pour appuyer justement l’organisation des élections en RDC en 2023.

« Cette donation vise à soutenir les élections en RDC, dans le but de renforcer la transparence et, le bon fonctionnement de l’organe électoral, améliorer la connaissance des citoyens sur le droit civique et électoral, permettre la population de largement prendre part aux élections, aussi aider les communautés marginalisées à comprendre et participer aux démarches politiques », a déclaré le Département d’État américain dans un communiqué.

Si chaque partenaire tenait à ses promesses, les choses se dérouleront comme les projette la Céni. Mais le plus souvent, le fossé est toujours grand entre les promesses faites et leur matérialisation en acte.

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