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Héritage musical : la veuve Wemba et le groupe « Bana Viva » à couteaux tirés

Mme Marie-Rose Luzolo, alias Amazone, veuve de l’artiste musicien Shungu Wembadio Papa Wemba, interdit aux leaders du nouveau groupe « Bana Viva » (anciens de « Viva-la-Musica » qui s’engagent à pérenniser l’œuvre de Papa Wemba) d’interpréter le répertoire de son défunt époux et de ne pas utiliser « la marque déposée » Viva pour des fins commerciales. Décisions que rejette en bloc le manager du groupe Bana Viva, Henry-Noël Mbuta Vokia qui persiste et signe : « Advienne que pourra… ».

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amazon

Le bureau de l’orchestre « Bana Viva », composé d’anciens chanteurs de Viva-la-Musica (Bendoson, Antony Sampaio, Apocalypse Ya Jean, Pompon Miyake et Paty Patcheco) bat en brèche la décision de Marie-Rose Luzolo, alias Amazone, veuve Shungu Wembadio Papa Wemba qui interdit à ce nouveau groupe (Bana Viva : ndlr) d’interpréter sur scène toutes les chansons de Viva-la-Musica dont l’auteur-fondateur est son défunt époux décédé il y a 6 ans.

Les leaders du nouveau « Bana Viva » se réservent de tout commentaire sur l’intention de ‘‘mère Amazone’’ via son avocat. « Cette décision n’engage qu’elle-même. De notre part, nous allons nous produire avec les chansons de Papa Wemba ainsi qu’avec les tubes des autres musiciens qui avaient accompagné Papa Wemba, de son vivant, dans Viva-la-Musica. Advienne que pourra…», a déclaré le manager du groupe Bana Viva, Henry Noël Mbuta Vokia.

viva

La veuve Papa Wemba, par le biais de son avocat, a lancé une mise en garde sévère contre tous ces anciens musiciens qui ont abandonné Viva-la-Musica de respecter cette mesure.

Pour l’avocat, cette décision est motivée sur pied des articles 83-84- 85-86 de l’Ordonnance-loi n°86-33 du 5 avril 1986 portant protection des droits d’auteurs et droits voisins. « Conformément à cette disposition légale, ce groupe ‘‘Bana Viva’’ ne peut pas jouer au cours d’une production scénique le répertoire de Papa Wemba ou de l’orchestre Viva-la-Musica, sans l’autorisation des ayants-droit. Parmi ces ayants-droit, la femme légitime qui gère aujourd’hui Viva-la-Musica et les œuvres musicales de l’illustre disparu. Au cas contraire, Bendo et ses compagnons s’exposeront à des poursuites judiciaires… », a martelé l’avocat de la veuve.

Au-delà des chansons interdites d’exécution, Amazone met aussi en garde « Bana Viva » contre l’utilisation du mot «Viva» comme un fonds de commerce dans une aventure quelconque.

Pour elle, Viva est non seulement une marque déposée mais aussi et surtout, un label déjà protégé dans les instances internationales qui s’occupent de la gestion de propriété intellectuelle.

« Il faut savoir qu’à Molokai, à Matonge, bastion de Papa Wemba, les Villageois sont très fâchés contre ceux-là qui utilisent le nom de Viva pour les intérêts lucratifs. Là, nous sommes sur la loi n° 82-001 du 7 janvier 1982 portant propriété industrielle », renseigne-t-il. Bana Viva est un groupe nouvellement créé par les dissidents de Viva-la-Musica laissé par Papa Wemba, décédé le 24 avril 2016, sur la scène du Festival des musiques urbaines d’Anoumabo (FEMUA), à Abidjan. L’objectif de ce nouveau groupe est de pérenniser l’œuvre de Papa Wemba dans la sphère musicale.

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