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Le parlement des enfants congolais soumet ses préoccupations à Rose Mutombo

Le ministre d'État, ministre de la Justice et Garde des Sceaux, Rose Mutombo, a eu, lundi 22 août en son cabinet de travail, des entretiens avec le parlement des enfants congolais de 12 provinces autour de différentes thématiques liées aux préoccupations de cette structure. Il s'agit, entre autres, de problème de l’administration de la justice, de règlement à l’amiable des cas des violences sexuelles, de l’exploitation abusive des enfants dans les réseaux sociaux et dans les médias.

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Le parlement des enfants congolais de 12 provinces du pays a plaidé auprès de ministre d’État,  ministre de la Justice et Garde des Sceaux, Rose Mutombo, sur  les  différentes thématiques liées à ses préoccupations. C’était, lundi 22 août 2022 à Kinshasa, lors d’une audience lui accordée par Mme Rose Mutombo.

Ces enfants sont venus du Nord-Kivu, du Sud-Kivu, de la Tshopo, de Kinshasa, du Kwilu, du Kasaï Central, du Sud-Ubangi, Kwango, Tanganyika, Katanga et du Haut-Lomani.

Pour le représentant des enfants vivant avec handicap, Tevi Ndondo Diko, il était question de soumettre à  la ministre d’Etat Rose Mutombo la préoccupation de cette structure sur le faible taux d’enregistrement des enfants à l’état civil,  soit 40,1 %.

À l’en croire, cette situation s’explique par le coût du jugement supplétif qui est élevé, soit 150 dollars américains.

« Un parent qui a sept enfants avec un salaire de 300 000 FC sera-t-il en mesure d’obtenir un jugement supplétif pour chaque enfant ? », s’est-il demandé. Raison pour laquelle, le parlement des enfants congolais a sollicité l’implication de Mme le ministre d’Etat, en lui demandant de prendre un arrêté réduisant le coût du jugement supplétif pour faciliter l’obtention du jugement par l’acte de naissance en raison de 10 dollars par personne.

Règlement de question de viol à l’amiable

S’agissant de règlement à l’amiable des viols sur les enfants, cette structure  a recommandé à la ministre d’Etat de renforcer les capacités des acteurs de la Justice, notamment la police, les agents et les officiers de police judiciaire.

Dans le même ordre d’idées, ils ont déploré l’insuffisance des tribunaux pour enfants, avant de plaider pour la prise d’un un arrêté garantissant à tout enfant de la République ses droits, et pour l’augmentation de nombre de ces instances judiciaires surtout dans les territoires. Ils ont, par la même occasion, plaidé pour le renforcement des capacités des acteurs judiciaires sur la question de protection des enfants et de leurs droits.

Etant donné que la loi donne aux parents 90 jours pour enregistrer les enfants à l’état civil, la ministre d’Etat leur a demandé de sensibiliser les parents au respect de l’échéance. Pour elle, il revient donc aux parents d’éviter le jugement supplétif, « puisqu’il s’agit d’une sanction » et cela démontre « qu’ils ont été défaillants ».

Réagissant à l’arrangement à l’amiable des cas viols sur les mineurs, Rose Mutombo Kiese a fait savoir qu’il s’agit « d’un abus » des officiers de police judiciaire ou des magistrats qui l’encouragent.

S’agissant de l’insuffisance des tribunaux pour enfants, le ministre de la Justice et Garde des Sceaux a déclaré que cela fait partie des points inscrits à l’ordre du jour d’une réunion de concertation la semaine prochaine.

Pour l’image des enfants dans les médias, il y a plusieurs ministères qui entrent en ligne de compte. Mme Rose Mutombo a estimé que l’on doit mener un plaidoyer au niveau des ministères de la Communication et des Médias, de la Justice, des Droits humains et du Genre, Famille et Enfants. Cela, pour que les uns et les autres puissent veiller à l’image de cette exploitation des enfants dans les médias ou les réseaux sociaux et sanctionner les détracteurs.

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