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Conflit Teke-Yaka : une mission du gouvernement à Kwamouth

L’unité et le rapprochement des peuples ne doivent en aucun cas être mis en mal pour le triomphe de l’intérêt national. De cette évidence, la dégradation de la situation sécuritaire dans le territoire de Kwamouth (Maï-Ndombe), à la suite des affrontements ethniques qui opposent les Teke aux Yaka, préoccupe le gouvernement de la République. Il est plus que temps de décourager les tireurs des ficelles de ce conflit tribalo-ethnique. « Au niveau des institutions de la province et au niveau des autres services de l’État, le travail est en train de se faire pour que tout ce qui serait à la base de ces affrontements cesse », a noté le vice-Premier ministre, ministre de l’Intérieur. Daniel Aselo conduit, depuis le jeudi 25 août, une mission gouvernementale à Kwamouth pour s’enquérir de l’évolution de la situation sur le terrain. Y font partie, la ministre d’État, ministre de la Justice et Garde des sceaux, Rose Mutombo ; le ministre des Affaires sociales, Actions humanitaires et Solidarité nationale, Modeste Mutinga et celui des Droits humains, Albert-Fabrice Puela. Sur place, la délégation du gouvernement central devra non seulement constater les dégâts causés par ces affrontements interethniques, mais surtout élaborer en urgence le plan d’intervention tant sur le plan sécuritaire que sur l’aide humanitaire à apporter à des milliers de sinistrés qui ont tout perdu.

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mai ndombe

Dans le conflit entre les Teke et les Yaka à Kwamouth, dans la province du Maï-Ndombe, le gouvernement de la République  « veut rapprocher ses filles et fils  qui s’entretuent ». Après avoir suivi avec attention toute l’évolution et avec les rapports des services de l’État sur place, le gouvernement a décidé de dépêcher une équipe sur place, à Kwamouth.

Le vice-Premier ministre, ministre de l’Intérieur, Daniel Aselo conduit, depuis le jeudi 25 août, une mission gouvernementale à Kwamouth pour s’enquérir de l’évolution de la situation sur le terrain. Y font partie, la ministre d’État, ministre de la Justice et Garde des sceaux, Rose Mutombo ; le ministre des Affaires sociales, Actions humanitaires et Solidarité nationale, Modeste Mutinga et celui des Droits humains, Albert-Fabrice Puela.

Bien avant ce déplacement, le vice-Premier ministre Aselo s’était exprimé dimanche 21 août sur Radio Okapi à ce sujet. Daniel Aselo rejette les allégations selon lesquelles le gouvernement central est resté silencieux face à cette situation. Il annonce qu’il y a deux semaines, dès que les informations ont été mises à sa disposition, il a pris toutes les précautions afin que l’ensemble du gouvernement soit mis au courant de ce qui se passe dans le territoire de Kwamouth.

Il a aussi indiqué que lors du dernier Conseil des ministres, il est revenu sur cette question et des instructions ont été données par le chef de l’État pour qu’une délégation gouvernementale se rende dès le début de la semaine dans cette province pour mettre fin à cette situation.

« Le gouvernement de la République a ses branches : il y a le gouvernement provincial, il y a tous les services de l’État. Il n’est pas dit que lorsqu’un problème se pose quelque part, il faut que ça soit nécessairement le président de la République ou le Premier ministre qui agisse. Nous avons l’armée, la police, les services de renseignements et de sécurité. Mais qui vous fait croire qu’il y a silence. Au niveau des institutions de la province et au niveau des autres services de l’Etat, le travail est en train de se faire pour que tout ce qui serait à la base de ces affrontements cesse », a noté Daniel Aselo.

Selon lui, « il s’agit d’un conflit tribalo ethnique ».

« Une réaction tardive », selon la Société civile

Il convient de noter que depuis le début de ces accrochages, les organisations de la Société civile n’ont cessé de déplorer ce qu’elles qualifient d’«inaction du gouvernement ».

Le vendredi 19 août, par exemple, quinze personnes dont un chef coutumier et sa femme avaient trouvé la mort au cours des combats entre les peuples Teke et Yaka au village Masiakwa, dans le même territoire de Kwamouth. Et la Société civile locale dit avoir noté plusieurs cas de blessés dans ces affrontements sanglants.

Le vice-président de cette structure citoyenne, Martin Suta a déploré, à Radio Okapi, l’inaction du gouvernement : « Le bilan est très grave. Quinze morts. C’est comme si Kwamouth n’est pas dans la province de Maï-Ndombe. Ailleurs, le gouvernement trouve rapidement des solutions. La situation à Kwamouth perdure. Pendant qu’il n’intervient pas, la situation se dégrade sur le terrain »

À Kwamouth et ses environs, hormis les morts, plusieurs dégâts matériels ont été enregistrés dans ces violents accrochages ethniques. Les boutiques, les pharmacies ainsi que les maisons d’habitations ont été pillées et plusieurs autres maisons incendiées, a révélé la Société civile locale.

« Plusieurs personnes se sont déplacées à la suite de ces incidents et vivent dans des conditions humanitaires très précaires dans leurs milieux de refuge », a confirmé le secrétaire du groupement Bateke Sud, Patrick Ekumba, à la radio onusienne.

Que le gouvernement central dépêche une mission sur le terrain, cela ne peut qu’être salué. Car la situation telle peinte ci-haut constitue un défi sécuritaire  et nécessite une intervention rapide à tous les niveaux. Surtout que la rentrée scolaire s’annonce dans moins de deux semaines.

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