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Carton rouge brandi à Tshisekedi, le MLP dénonce la tentative de son dédoublement

Après le boom politique de Franck Diongo dans lequel lui et les habitants des communes les plus peuplées de la capitale ont brandi un carton rouge à Félix Tshisekedi, dimanche 20 septembre au stade municipal de Masina dans l’Est de Kinshasa, son parti politique, le Mouvement lumumbiste progressiste (MLP) est visé par une tentative de déstabilisation planifiée. Le coup de dédoublement qui a, du reste, échoué, selon le MLP, avec une déclaration fantaisiste et sans fondement des personnes sans titres, ni qualités au parti suspendant le leader Franck Diongo, traduit, à en croire les hauts cadres de cette formation politique, le chemin ouvert de la persécution. C’est une démarche qui n'aboutira pas, indique-t-on sur l’avenue de l’Enseignement dans la commune de Kasa-Vubu où se situe le siège national de cette formation politique, parce que Franc Diongo est un président statutaire. Tenter de créer la dissension pour dédoubler le MLP est une vieille recette sans lendemain, dénonce-t-on. Et en réaction, la commission de discipline du MLP a pris la grave décision de radier ces membres « débauchés ». Cette décision a été lue, mardi 20 septembre au siège du parti par le secrétaire général du MLP, le professeur Luhata. C’était en présence des animateurs de tous les organes et structures du parti, à savoir le bureau politique, l’exécutif national, la centrale électorale, les ligues des jeunes et des femmes et l’interfédération de Kinshasa.

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L’arrêté portant exclusion définitive de quatre membres du Mouvement Lumumbiste progressiste (MLP), à savoir Hoppy Mampuya, Bienvenu Ekofo Bola, Guylain Fundi et Mme Anne Mbombo, tous membres effectifs du MLP, signé le 20 septembre par Franc Diongo, président national de cette formation politique, a été lu le même jour par le secrétaire général du parti, le professeur Luhata devant tous les animateurs des organes et structures du parti, comme pour dire que le MLP demeure un et indivisible dans son choix politique, celui de l’opposition au régime actuel.

Il est clairement reproché aux pré-qualifiés sans titre ni qualité d’engager les organes du parti, mais à dessein de nuire à l’honneur et à la réputation de celui-ci et ses animateurs, en s’étant illustrés en date du 19 septembre 2022 à travers les réseaux sociaux et certains médias par des déclarations tapageuses et infondées, faisant croire à l’opinion d’avoir suspendu le président national du MLP.

Pour la commission de discipline, ces faits gravissimes reprochés aux précités sont constitutifs de manquement, notamment de haute trahison. Ainsi ce quarto est exclu avec interdiction formelle d’utiliser les insignes et emblèmes du parti.

Pour les cadres du MLP, la démarche tentée par leurs quatre ex-camarades était sans lendemain. Il s’agit d’une action planifiée par le pouvoir en place, une sorte de représailles, dénonce-t-on, après le meeting du stade municipal de Masina.

Dans ce district de la Tshangu, Franck Diongo a été conforté par le soutien de la population qui a répondu à son appel. Et de manière inattendue des cartons rouges, des mouchoirs rouges, des chemises, t-shirt, etc., aux couleurs rouges ont été agités pour exprimer le rejet du deuxième mandat du président de la République Félix Tshisekedi. L’opposant Franck Diongo justifie cette sentence, par la déception populaire de la gestion du pouvoir actuel émaillée de plusieurs scandales de corruption et de détournement de deniers publics.

Candidat à la présidentielle de 2023, Franck Diongo entend ainsi porter les espoirs de la population en promettant à la foule au stade de Masina de s’assumer dans l’objectif de gagner pour changer le paradoxe d’un pays riche avec une population pauvre.

Dans son speech, le président du MLP a prévenu : « Pas de glissement, ni des élections bâclées en 2023 ».

Pour lui, l’équipe dirigeante actuelle de la Commission électorale nationale indépendante est le fruit de la tricherie et la seule possibilité qui reste pour crédibiliser les élections, c’est de désigner un bureau neutre avec des personnalités intègres.

« Il faut désigner des magistrats indépendants et intègres qui peuvent rejeter l’offre de M. Tshisekedi et dire le droit en âme et conscience », a-t-il également soutenu.

Dénonçant le tribalisme, Franck Diongo a aussi donné de la voix sur le conflit Teke -Yaka en interpellant les pouvoirs publics.

Et sur la situation sécuritaire dans l’Est, le président du MLP tout en rejetant totalement la force régionale insiste pour que les FARDC soient dotées des moyens conséquents.  

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