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Chasse illégale des opérateurs économiques : le climat des affaires mis en mal

En RDC, la loi autorise au parquet de se saisir de tout justiciable qui résiste ou refuse de répondre volontairement aux convocations. Le hic est que bien des opérateurs économiques n'ont jamais été invités par le parquet. Des convocations n'ayant jamais été déposées à leurs bureaux ou à leurs domiciles, très facilement ils sont cueillis comme un fruit mûr. Cette forme pernicieuse de harcèlement des opérateurs économiques nuit énormément à la qualité du climat des affaires dans le pays. La justice indépendante doit respecter ses propres règles afin d'éviter que des personnes revêtues des pouvoirs en abusent.

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La tactique est la même. Un opérateur économique, parmi les plus en vue de la capitale, est arrêté, détenu pendant de longues heures au parquet de la Gombe. Le motif de l’arrestation est toujours le même : n’avoir pas répondu à des convocations.

Il est connu qu’en RDC, la loi autorise au parquet de se saisir de tout justiciable qui résiste ou refuse de répondre volontairement aux convocations. Le hic est que ces opérateurs économiques n’ont jamais été invités par le parquet. Des convocations n’ayant jamais été déposées à leurs bureaux ou à leurs domiciles, très facilement ils sont cueillis comme un fruit mûr, généralement un vendredi après une filature en règle.

Le directeur général de la société de télécommunication Africell est déjà tombé dans ce traquenard, un vendredi. Il est resté en détention jusqu’à samedi. Et traumatisé par cette arrestation, le DG d’Africell n’est plus rentré en RDC il y a plus de 4 mois. Il préfère gérer ses affaires à distance. Bien avant, le directeur financier de Vodacom est aussi resté en détention pendant plusieurs heures. La libération est intervenue plus tard. Le plus malchanceux est le directeur général de HJ Hospital qui avait totalisé quatre jours de détention.

Dans la série, le directeur général de la compagnie d’aviation Air Kasaï a subi le même traitement. Le dernier qui est tombé dans cette machination est le numéro un de CFC, une société financière congolaise bien connue sur la place de Kinshasa. Pour bien des observateurs, cette forme pernicieuse de harcèlement des opérateurs économiques nuit énormément à la qualité du climat des affaires dans le pays. La justice indépendante doit respecter ses propres règles afin d’éviter que des personnes revêtues des pouvoirs en abusent. Le Conseil Supérieur de la magistrature a du pain sur la planche.

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