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Affaire Kanga : la DGM appuie la FECOFA avec de nouveaux éléments de preuve

La confrontation entre la Fédération congolaise de football n’a pas eu lieu parce que la FECOFA a présenté plusieurs éléments contre le joueur Kanga.

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La Direction générale de migration (DGM) aurait apporté un coup de pouce à la Fédération congolaise de football en apportant les nouveaux éléments sur le joueur Guelor Kanga né Kiaku Kiaku Kiangani, y compris le numéro de la carte d’électeur et d’autres documents prouvant des aller-retour effectués en RDC par cet athlète inculqué.

Ça chauffe dans les coulisses de la Confédération africaine de football (CAF). D’après des sources bien informées, le renvoi du traitement de la plainte de la RDC à propos du joueur Guelor Kanga né Kiaku Kiaku Kiangani, serait dû à l’abondance des éléments à charge du joueur fournis par la Fédération congolaise de football (FECOFA), le week-end dernier.

« La confrontation entre la Fédération congolaise de football n’a pas eu lieu parce que la FECOFA a présenté plusieurs éléments contre le joueur Kanga. La commission jury disciplinaire a demandé le temps pour mieux examiner le dossier. Rendez-vous est donc pris pour le dimanche 16 mai », confie-t-on dans les milieux des dirigeants du football congolais.

Qu’en est-il au juste ? Nos limiers affirment que parmi les documents ajoutés en appui avec les accusations de la FECOFA figure notamment le numéro de la carte d’électeur de Guelor Kanga obtenu en 2006 à Kinshasa. La Direction générale de migration (DGM) aurait ainsi apporté un coup de pouce à la FECOFA en apportant les documents prouvant des aller-retour effectués par l’athlète inculqué intéressé en RDC.

Des éléments susceptibles de contredire le joueur Guelor Kanga qui a toujours nié avoir mis les pieds sur le sol congolais et même ne disposant pas d’un document officiel délivré par la RDC. Toutes ces preuves réunies n’ont pas donné suffisamment de temps à la commission de la CAF de traiter l’affaire le dimanche 9 mai comme initialement prévu. Rendez-vous est pris dans une semaine.

Le temps additionnel de la Caf inquiète à Kinshasa

Prévu pour dimanche 9 mai dernier, le verdict de la Confédération africaine de football (Caf) sur l’affaire du joueur Guelord Kanga a été renvoyé au 16 mai. Officiellement, l’instance faitière du football africain n’a avancé aucune explication à ce nouveau temps additionnel alors que les parties ont déjà présenté leurs arguments pour la RDC et moyens de défense pour le Gabon.

Du côté de Kinshasa, ce nouveau temps additionnel, dont on ignore la justification, commence à inquiéter, et les footeux s’interrogent sur ce qu’ils appellent déjà les « tergiversations » de la Caf. Plusieurs cas similaires récents et un peu plus lointains n’ont jamais trainé à ce point, surtout que pour celui de Guelord Kanga, la Fédération congolaise de football (Fecofa) a introduit un dossier très bien documenté et qui se passe de tout commentaire.

Guelord Kanga, milieu international gabonais ( ?) de l’Etoile Rouge de Belgrade avait joué un rôle capital (par deux passes décisives) lors de la victoire (trois buts à zéro) des Panthères du Gabon sur les Léopards de la RDC en mars dernier à Franceville. Le match comptait pour les éliminatoires de la CAN Cameroun 2022.

Après le match, la Fécofa avait introduit  un recours à la Caf sur l’irrégularité de ce joueur, aussi bien quant à sa nationalité qu’à sa date et son lieu de naissance. Le Gabon avait jusqu’au 4 mai, suivant la notification de la CAF, pour présenter ses moyens de défense, ce que la fédération gabonaise a déjà fait, d’ailleurs.

Ali Bongo a pris l’affaire en main…

Mais si, à Kinshasa, le nouveau renvoi du rendu de la décision de la CAF suscite des interrogations, c’est surtout au regard du sérieux avec lequel l’affaire est prise au Gabon jusqu’au sommet de l’Etat. Le président Ali Bongo Ondimba a, en effet, reçu le ministre des Sports, Frank Nguema, le sélectionneur Patrice Neveu et le manager général des Panthères, Pierre Aubame. Un intérêt qui a donné à l’affaire une tournure plus diplomatique plutôt délicate.

Ceci justifie-t-il cela ? En tout cas, côté RDC, la Fécofa se limite à se dire confiante en la CAF, en ses commissions permanentes et en ses organes juridictionnels. Elle dit s’attendre à une issue heureuse de ce dossier « pour que soient préservées l’équité, l’éthique morale et la loyauté dans nos pratiques footballistiques sur le continent ».

Les précédents du genre à la Caf

La Caf a déjà eu, par le passé, à trancher, sans tergiverser, des affaires similaires à travers le continent. Ce fut, par exemple, le cas du Zimbabwe, deuxième du groupe H, disqualifiée au profit de la Zambie, (troisième du groupe) à cause du joueur Knowledge Musona d’Anderlecht. Celui-ci a été reconnu coupable d’avoir été aligné lors de la cinquième journée des éliminatoires contre le Botswana (victoire du Zimbabwe par un but à zéro) alors qu’il avait déjà accumulé trois cartons jaunes qui le disqualifiaient pour ce match.

L’expérience congolaise des disqualifications

Le TP Mazembe de la RDC a aussi déjà écopé des sanctions du genre pour avoir aligné par le passé le joueur Janvier Besala dont le transfert n’avait pas été régulier. V. Club de la RDC toujours a aussi une qualification pour avoir aligné un joueur irrégulier en compétition africaines interclubs. Les Léopards congolais U23 ont été disqualifiés malgré leur victoire sur le Maroc pour avoir aligné le défenseur Arsène Zola de Mazembe qui n’était pas éligible pour avoir porté deux dates de naissance.

En décembre 2012, la Fifa avait disqualifié le Burkina Faso contre le Congo pour avoir fait jouer Hervé Zengue, joueur inéligible. Idem toujours en décembre 2012, cette fois-ci avec le Gabon qui avait perdu sur tapis vert contre le Niger pour avoir aligné un joueur également inéligible, Charly Moussono. À Kinshasa, quoiqu’anxieux, les footeux continuent de croiser les doigts.

Actu.7.cd/LP

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