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Elections 2023 : La CENCO appelle à la vigilance

Résumé en 20 points, le message des évêques fait allusion à la situation actuelle de la RD Congo, convaincu que la ’’cohésion est une force dans l’épreuve’’.

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La Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco) s’est exprimée, lundi 21 juin à la clôture de leur 58ème Assemblée plénière ordinaire à Kinshasa, tenue du 14 au 18 juin 2021, sur la loi modifiant et complétant la loi organique portant organisation et fonctionnement de la Commission Électorale Nationale Indépendante (Ceni) adoptée au Parlement. Pour les évêques, la loi telle qu’adoptée ne “rassure pas un processus électoral crédible”.

La Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) demande au peuple congolais de demeurer vigilant pour faire respecter le délai constitutionnel. Car, de son point de vue, il y a péril en la demeure ! D’où le sens de l’« Appel à la cohésion nationale », lancé  par les 45 cardinaux, archevêques, évêques et administrateurs membres de la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO).

Résumé en 20 points, le message des évêques fait allusion à la situation actuelle de la RD Congo, convaincu que la ’’cohésion est une force dans l’épreuve’’.

Évoquant le message de l’hymne national « Unis par le sort, unis dans l’effort’ », et de la devise de la République démocratique du Congo, « justice, paix, travail », les princes de l’Eglise romaine insistent sur la nécessité pour tous les Congolais de former une communauté nationale autour des idéaux de liberté, de fraternité et de solidarité.

Après avoir posé le diagnostic, sans complaisance la situation globale du pays, progrès et échecs, les évêques membres de la CENCO ont formulé des recommandations, d’abord au Président de la République.

Les évêques lui demandent de « promouvoir les initiatives favorisant l’unité nationale, tout en veillant à la bonne représentativité géographique dans les institutions. Il devra en outre mettre à disposition davantage de moyens en faveur de l’armée et poursuivre véritablement la lutte contre la corruption et l’impunité ».

Le Parlement devra, pour sa part, « s’abstenir des voter des lois discriminatoires qui menacent la cohésion nationale au profit de celles qui détribalisent les institutions, tout en améliorant la loi électorale, sans toutefois abuser des immunités parlementaires pour échapper à la justice ».

Au gouvernement de « rééquilibrer les dépenses des institutions en faveur de besoins des populations, promouvoir les projets d’intégration nationale, évaluer la décentralisation, veiller au respect du cycle électoral et revaloriser les fêtes nationales ».

Enfin, les princes de l’Eglise ont recommandé à la communauté internationale d’« appuyer les projets de cohésion nationale, tout en évaluant le rôle des pays voisins dans la persistance des violences et massacres et en aidant la RDC  lutter contre tous les mouvements fondamentalistes qui se déploient dans le pays ».

Par ailleurs, note le secrétaire général de la CENCO, l’option de la politisation de la CENI, avec la prédominance de la nouvelle majorité au pouvoir, ne rassure pas tous les acteurs politiques et sociaux. Elle ne garantit pas non plus un processus électoral crédible.

L’abbé N’Shole  fait donc observer que le texte adopté au Parlement porte les germes de contestation et de crises de légitimité qui fragilisent davantage la cohésion nationale. Aussi la CENCO plaide-t-elle pour la cohésion nationale face au danger qui guette le pays.

Adoptée à l’Assemblée nationale et au Sénat, la loi organique portant organisation et fonctionnement de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) ne fait pas l’unanimité dans la classe politique. D’après Lamuka, coalition de l’opposition, cette loi favorisera la “fraude en 2023”. Des accusations rejetées par le camp au pouvoir.

St Augustin K.

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