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Gender Washing : Les femmes congolaises formées sur le « marketing du genre »

Les femmes évoluant dans les domaines sportif, policier, médiatique et autres ont pris part à un atelier de formation autour du thème « le Gender Washing ».

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« Amener les femmes à être plus outillées pour détecter les écarts et faire le plaidoyer nécessaire pour que les acteurs politiques, les décideurs élaborent des politiques publiques qui soient vraiment sensibles au genre et permettent l’amélioration des conditions de vie des hommes et des femmes dans la société ». C’est l’objectif poursuivi par cet atelier de formation organisé par le Cadre permanent de concertation de la femme congolaise, avec l’appui du PNUD.

Les femmes évoluant dans les domaines sportif, policier, médiatique et autres ont pris part à un atelier de formation autour du thème « le Gender Washing ». 

Pendant trois jours, soit du 20 au 22 juillet 2021, ces assises ont été organisées par le Cadre permanent de concertation de la femme congolaise, CAFCO, appuyé par le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD). Ces assises mettent au centre la détection du marketing sur le genre ainsi que le rôle que doivent jouer les femmes dans le processus de réformes institutionnelles lancées depuis 2019.  

En présence du directeur de cabinet de la ministre du Genre, Famille et Enfant qui, dans son mot, a relevé les progrès réalisés récemment, notamment le pourcentage des femmes au sein du gouvernement central, le nombre de femmes nommées dans les institutions ainsi que la récente nomination de Marie-France Malangu Kabedi Mbuyi à la tête de la Banque centrale du Congo. Il a aussi encouragé les participants à soumettre des initiatives pour améliorer l’accès des femmes au pouvoir.

A cette occasion, le facilitateur et membre du PNUD, François Elika, a indiqué que cet atelier voudrait donc « amener les femmes à être plus outillées pour détecter ces écarts et faire le plaidoyer nécessaire pour que les acteurs politiques, les décideurs élaborent des politiques publiques qui soient vraiment sensibles au genre et qui permettent l’amélioration des conditions de vie des hommes et des femmes dans la société. Il est important que CAFCO soit cette instance de cristallisation de la conscience des femmes pour qu’elles jouent le rôle citoyen qui est attendu d’elles. Il a aussi ajouté que très souvent lorsque les hommes politiques prennent le pouvoir, ils font de grandes déclarations qui, parfois, présentent des écarts avec la situation réelle des femmes.

D’après lui, l’approche Gender Washing permet d’échapper au marketing sur le genre. Pour la secrétaire générale du CAFCO, Adine D’or Omokoko, ces assises visent à améliorer les capacités des membres du CAFCO, pour passer de l’étape du militantisme à l’étape de la professionnalisation, afin de pouvoir identifier la meilleure expertise que possède CAFCO en son sein. Il s’agit également d’identifier l’opportunité qui se présente à lui à travers les nouvelles réformes, et utiliser cette expertise pour accompagner, faire le plaidoyer, surveiller, faire le suivi de l’action publique dans l’agenda de l’actuel président de la République, Félix Tshisekedi.

Signalons que cette activité a réuni environ 50 participants en provenance des différentes provinces à savoir Maniema, Kasaï Central, Lubumbashi et Tshopo.

En dehors du Gender Washing, les notions prévues au cours de cet atelier sont notamment la présentation l’état de gouvernance publique et l’agenda du gouvernement par rapport aux réformes institutionnelles, la stratégie de plaidoyer, le mouvement citoyen des femmes (rôle et professionnalisation).

Lucie N

 

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