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Lutte contre l’esclavage moderne en RDC : des chefs religieux sur la première ligne

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lutte contre l’esclavage moderne en rdc des chefs religieux sur la première ligne

Le front mondial « anti esclavage moderne » ne fait que s’élargir. Après le pape François et le grand ayatollah Tagi al-Modarresi en 2014, suivi d’autres guides religieux à travers le monde, des chefs des confessions religieuses congolaises ont également marqué leur soutien au combat contre ce fléau du 21ème siècle, en apposant leurs signatures au base de la déclaration mondiale y afférente. La cérémonie s’est déroulée, le vendredi 11 mars 2022 à Kinshasa.
L’importance qu’accorde le chef de l’Etat, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo à la lutte contre la traite de personnes et toutes les formes d’esclavage moderne en République démocratique du Congo, est, de plus en plus comprise par ses compatriotes.
C’est le cas de le dire pour des chefs des confessions religieuses qui ont marqué d’une encre indélébile, la journée du vendredi 11 mars 2022, en se positionnant au premier rang de la lutte contre l’esclavage moderne en RDC.
En effet, ces derniers ont rejoint la coalition mondiale des anti-esclavagistes modernes en procédant à la signature solennelle de la « déclaration mondiale pour lutter contre l’esclavage moderne ».
La cérémonie organisée, à cet effet, par Global Freedom Network (Réseau mondial pour la liberté, NDLR), la branche confessionnelle de l’Organisation internationale des droits de l’homme « Walk Free », a eu lieu le même jour au Fleuve Congo Hôtel à Kinshasa/Gombe.
Il sied de souligner que Kinshasa a été la dixième étape, depuis 2014, après les premières signatures du pape François et le grand ayatollah Tagi al-Modarresi en 2014, suivi d’autres guides religieux à travers le monde, de cette même déclaration unique produite en deux exemplaires originaux.
Plusieurs leaders religieux congolais ont apposé leurs signatures à la base de cette déclaration conjointe. On peut citer le 2ème vice-président l’Eglise du Christ au Congo (ECC), le Révérend Docteur Milenge Mwenelwata, l’évêque général de l’Eglise du Réveil du Congo (ERC), Israël-Dodo Kamba et le représentant légal de la Communauté islamique au Congo (COMICO), Abdallah Mangala.

Éradiquer la gangrène
A en croire l’évêque Dodo Kamba, l’acte posé par lui et ses pairs devoir. « Nous nous sommes donné en âme et conscience, afin d’éradiquer ce fléau qui gangrène, détruit notre société. Nous allons user de tous les moyens à notre disposition pour véhiculer le message contre toutes les formes de l’esclavage moderne. Nous allons passer par la communication, la vulgarisation pour interpeller et dénoncer les gens qui sont dans ce genre de pratiques. Nous allons travailler avec les services de sécurité et la justice », a-t-il déclaré en substance.
Pour sa part, la directrice de Global Freedom Network, Franca Pellegrini, a souligné que « les chefs religieux occupent une position de premier plan et sont bien placés pour mener la lutte contre l’esclavage moderne dans leurs communautés. La philosophie de Global Freedom Network est fondée sur la collaboration interreligieuse. Nous sommes honorés d’être ici aujourd’hui avec des chefs religieux, de tant de religions, et de toute la RDC. Global Freedom Network est extrêmement conscient que la pauvreté et les inégalités sont les forces motrices de nombreuses formes d’esclavage moderne. Les pays qui se remettent de la guerre et de l’instabilité, comme la RDC, sont confrontés à une lutte beaucoup plus difficile contre de tels crimes ».
Par ailleurs, cette cérémonie qui a aussi connu la participation de la coordonnatrice de l’Agence pour la prévention et la lutte contre la traite des personnes en RDC (APLTP), Cécile Rebecca Meta Kasanda, a coïncidé avec le lancement de l’application pour smartphone « Faith For Freedom » (la foi pour la liberté, NDLR). Cette application a été développée en collaboration avec des chefs religieux pour les aider à lutter contre l’esclavage moderne dans leurs communautés et congrégations respectives.
En outre, la coordonnatrice de l’APLTP a rappelé l’importance des confessions religieuses dans la lutte contre toutes les formes d’esclavage moderne dont la RDC est championne, à l’instar de l’exploitation sexuelle, la mendicité forcée, le travail forcé, le mariage forcé, l’usage des enfants dans les groupes armés et dans les mines, ou encore la vente d’organes et l’esclavage domestique.
Pour rappel, Global Freedom Network est un réseau qui met en place une coalition de chefs religieux pour accélérer la fin de l’esclavage moderne. Il croit que les chefs religieux peuvent être un pont entre les victimes et les forces de l’ordre, les travailleurs sociaux et les groupes de soutien aux victimes ainsi que les acteurs politiques.

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