Le_Potentiel logo
Le_Potentiel logo

Affaires sociales-Unesco : Mutinga évoque les difficultés rencontrées dans l’alphabétisation et l’éducation des adultes en RDC

Dans le contexte difficile de la pandémie de la Covid 19, l’alphabétisation et l’éducation des adultes connaissent plusieurs difficultés en République démocratique du Congo.

Partager :

SKE__cbus_2408212306ECOLESAL_mGlis

Le ministre des Affaires Sociales, Actions humanitaires et Solidarité nationale, Modeste Mutinga, a ouvert officiellement les travaux de la conférence régionale sur l’alphabétisation et l’éducation des adultes (CONFITEA VII) tenue par visioconférence au siège de l’Unesco dans la commune de la Gombe, mercredi 23 juin 2021.

À l’en croire, dans le contexte difficile de la pandémie de la Covid 19, l’alphabétisation et l’éducation des adultes connaissent plusieurs difficultés en République démocratique du Congo. Il s’agit, notamment de l’inadéquation entre l’offre et la demande avec la difficulté de prendre réellement en charge les besoins des bénéficiaires. Cela, à travers des programmes pertinents mais aussi le déficit criant du financement de l’alphabétisation et de l’éducation des adultes. Quand on sait qu’aucun pays en Afrique n’a atteint la recommandation de Bamako de 2007, de consacrer 3% du budget de l’éducation.

L’occasion faisant le larron, Modeste Mutinga  s’est adressé à la communauté de l’éducation non formelle, aux acteurs et partenaires de l’alphabétisation et de l’éducation des adultes de la sous-région. Question de témoigner à suffisance l’intérêt que la RDC accorde aux éducateurs et apprenants du sous-secteur de l’alphabétisation et de l’éducation non formelle, gage du développement de tous les pays d’Afrique au sud du Sahara. « Par notre participation à cette visioconférence, la RDC exprime la volonté de mettre en pratique les différentes résolutions prises par la communauté internationale en vue d’éradiquer l’analphabétisme dans le monde », a-t-il indiqué. Avant d’ajouter « la Constitution de la RDC telle que modifiée par la loi n°11/002 du 20 janvier 2011 portant révision de certains articles de la Constitution de la RDC du 18 février 2006, spécialement en son article 44, stipule que l’éradication de  l’analphabétisme est un devoir national pour la réalisation duquel le gouvernement doit élaborer un programme spécifique ».

Quid du défi du ministère des Affaires sociales

Dans un autre ton, il a affirmé lors de cette conférence régionale que le défi primordial pour le ministère dont il la charge, est de repenser les politiques de l’alphabétisation et de l’éducation des adultes en direction de l’agenda 2030 en lien avec l’objectif de développement durable 4. Dans le même ordre  d’idées, Modeste Mutinga a dit tout haut devant les experts internationaux que c’est dans cette dynamique que s’est engagée la RDC depuis quelques années, sous le leadership du président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi, qui a bien voulu initier la réforme profonde du système éducatif à travers la politique de la gratuité de l’enseignement de base. Ainsi, le ministère des Affaires sociales va œuvrer pour que cette politique se traduise sur l’ensemble du sous-secteur de l’alphabétisation et de l’éducation non formelle.

Fidèle à sa tradition et soucieux du rayonnement de son secteur, le ministre Modeste Mutinga a dit expressis verbis que cette conférence régionale lui a donné l’opportunité de sensibiliser toutes les organisations nationales et internationales opérant dans le sous-secteur de l’alphabétisation et de l’éducation non formelle afin qu’elles ne puissent pas  baisser les bras face aux multiples difficultés qui handicapent le déroulement efficient de ce sous-secteur.

Raymond Luneko

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

Voir Aussi