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100 jours du gouvernement Sama Lukonde : Un pas vers la bonne direction

Et pour le Premier ministre, Jean-Michel Sama Lukonde, qui a fait son grand show sur les antennes de la télévision nationale, les bases sont jetées, les signaux sont rassurants, il faut donc maintenir le cap.

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Que retenir des 100 premiers jours du gouvernement des « Warriors » ? Le Premier ministre, Jean-Michel Sama Lukonde, en a fait le point sur les antennes de la télévision nationale (RTNC). De l’état de siège comme thérapeutique de choc contre l’instabilité dans l’Est du pays à l’organisation des élections en 2023, en passant par la riposte de la Covid-2019 et les efforts de relance économique avec des retombées sociales visibles, le chef du gouvernement a démontré, chiffres à l’appui, des avancées significatives. L’élan observé, celui d’un État fort, prospère et solidaire, avec un gouvernement à l’œuvre pour l’amélioration des fondamentaux malgré la crise sanitaire, devra être maintenu. Il s’agit, à l’évidence d’un pas vers la bonne direction dans un pays où tout était à refaire. A mi-mandat, Félix Tshisekedi et son Premier ministre gagnent ainsi le pari, celui de jeter les jalons, mieux, de dérouiller la machine RDC afin de la remettre sur les rails. L’on note du bilan présenté par le Premier des Warriors : des efforts de stabilisation considérables, la rationalisation des dépenses, la mobilisation accrue des recettes, le doublement des réserves de change, l’amélioration du pouvoir d’achat des consommateurs, le soutien au secteur productif et la diversification de l’économie, le coup d’accélérateur sur les infrastructures et travaux publics dans les 145 territoires du pays, des avancées dans les domaines de l’énergie, de l’éducation, de la démocratie, de la gestion foncière et aménagement du territoire, de l’agriculture, pêche et élevage, de la diplomatie, la gestion de l’environnement, la modernisation de l’administration publique avec en toile de fond la nouvelle culture de la redevabilité. Devant ce tableau reluisant, le Premier ministre promet de maintenir le cap. C’est le défi à relever.

Le 4 août 2021 marque les 100 jours du gouvernement Sama Lukonde, formé après la rupture de l’alliance Front commun pour le Congo (FCC) et Cap pour le changement (CACH) entre le président de la République, Félix Tshisekedi et son prédécesseur, Joseph Kabila.

La rupture saluée a conforté des attentes déjà énormes dès l’alternance au sommet de l’État, en particulier, sur le plan social et sécuritaire.

Et pour le Premier ministre, Jean-Michel Sama Lukonde, qui a fait son grand show sur les antennes de la télévision nationale, les bases sont jetées, les signaux sont rassurants, il faut donc maintenir le cap.

D’un secteur à un autre, Sama Lukonde a été explicite sur les réalisations qui traduisent l’amélioration des fondamentaux malgré la crise sanitaire de la pandémie de Covid-19.

L’on note sur le plan économique et financier, des efforts de stabilisation considérables avec notamment l’inflation maitrisée, le taux de change stabilisé, la reprise progressive de l’activité économique, couronnés par des réserves de change en constante hausse.

L’on note également, d’une part, la rationalisation des dépenses publiques, ce qui implique le retour à l’orthodoxie dans la gestion des finances, la lutte contre la corruption et le coulage des recettes et le meilleur encadrement des régies financières. Et d’autre part, la mobilisation accrue des recettes avec notamment 2,6 Milliards de dollars mobilisés en un temps records ;soit 1,5 milliards de dollars avec le FMI dans la perspective des réformes structurelles d’envergure et le renforcement de la crédibilité du gouvernement et 1,1 milliards de dollars de la Banque mondiale et autres pour les secteurs de l’énergie, des infrastructures, de la santé et de la gratuité de l’éducation de base.

Dans la foulée, l’on constate le doublement des réserves de change (Soit de 693 millions USD à 1,631 milliard USD), une preuve chiffrée des efforts du gouvernement dans l’encadrement renforcé des flux en devise USD ; le rapatriement des devises des miniers ; le respect strict de la règlementation sur les assurances ; l’accroissement du Crédit Net à l’État et la mobilisation des financements extérieurs en devise USD.

Dans cet élan, le gouvernement a travaillé pour soutenir le secteur productif, diversifier l’économie, stimuler l’attractivité économique et améliorer le pouvoir d’achat des consommateurs avec le « juste – prix ». L’on note également la révision concertée des structures des prix des produits surgelés, la rationalisation des tarifs du transport aérien, l’amélioration de la structure des prix des produits pétroliers et le contrôle économique renforcé par 200 OPJ supplémentaires.

Amélioration de la desserte en eau à Kinshasa

S’agissant des infrastructures et travaux publics sur les 145 territoires du pays, l’on note la réhabilitation du Pont Kasaï à Tshikapa, le lancement des travaux du bitumage des routes Kasindi-Beni-Butembo et Bunagana-Rutshuru-Goma ; l’entretien des routes dans le cadre du Programme d’entretien routier 2021 financés par le FONER ; l’acquisition de 30 ponts métalliques modulaires ainsi que le financement de l’entretien des pistes rurales et le financement de 300 écoles préfabriquées à travers la RDC.

Concernant le secteur de l’énergie, le gouvernement Sama Lukonde met à son actif, l’opérationnalisation de l’Autorité de régulation du secteur de l’Électricité (ARE) l’opérationnalisation de l’Agence nationale de l’électrification et des services énergétiques en milieu rural et périurbain (ANSER) ; l’achèvement des lignes de transport de la centrale Zongo 2 l’amélioration de la desserte en eau à Kinshasa (de 50% à 65%)et la signature des accords sur le projet « Kin Elenda » avec la Banque Mondiale.

Dans la gestion foncière et aménagement du territoire, le constat est autant rassurant. L’on note la restauration de l’autorité de l’État et la simplification des procédures cadastrales ; la numérisation du cadastre foncier et sécurisation des titres fonciers et immobiliers ; l’interdiction de la pratique des déclarations des biens sans maître et suppression de la direction y afférente ; la bancarisation des opérations foncières et immobilières et la récupération des biens immobiliers de l’État spoliés.

Au chapitre de l’agriculture, le gouvernement qui s’inscrit dans la vision du chef de l’État, prônant la revanche du sol sur le sous-sol, planifie la lutte contre la faim et poursuit les opérations agricoles. C’est le cas également de la pêche et élevage avec l’acquisition et distribution des intrants de pêche à Kinshasa, le repeuplement bovin dans les ranchs du Service national du développement de l’élevage, la relance de la Coopérative de pêche à Kinkole, la vaccination bovine dans le Kwango et le Kwilu, la distribution des alevins pour la production piscicole à Kinshasa.

S’agissant du rétablissement de la paix et de l’autorité de l’État dans l’Est du pays, l’état de siège reste sans nul doute, une thérapie de choc. Pour les provinces de l’Ituri et du Nord-Kivu où l’état de siège est décrété, l’on a enregistré des résultats encourageants, à savoir : 3 524 miliciens rendus, des localités récupérées, des otages libérés, la formation de nouvelles unités de combat, l’implication du génie militaire et la mise à disposition d’importantes ressources.

Une diplomatie agissante au service du développement

Dans le domaine de la diplomatie, la RDC occupe la présidence de l’Union africaine. L’on note également la normalisation et la redynamisation des rapports dans la sous-région et c’est sans compter avec la candidature au secrétariat exécutif de la SADEC.

À voir de près, c’est une diplomatie agissante au service du développement, ponctuée par une politique étrangère axée sur le partenariat stratégique, l’entretien des relations étroites avec les pays amis et la redynamisation de la présence de la RDC dans les organismes multilatéraux.

Concernant les enjeux et défis écologiques, le pays s’emploie dans la lutte contre le changement climatique. C’est ainsi que pour la COP26, un lobbying est fait pour une compensation équitable des droits de la RDC.

Dans la foulée, Sama Lukonde entend faire de l’administration publique « le cœur de l’appareil étatique ». Pour y arriver, le gouvernement s’emploie à maitriser des effectifs et à mettre en réseau plus de 70 administrations.

Au chapitre de la Justice et des Droits Humains, l’indépendance de la justice est réaffirmée, tout comme la lutte contre la corruption intensifiée, l’amélioration des conditions sociales des magistrats et l’amélioration des conditions carcérales.

S’agissant de la démocratie, le gouvernement rassure. Il est fait état de la provision financière en cours de constitution pour les élections de 2023. Entretemps, les libertés individuelles sont renforcées en RDC.

Le gouvernement compte sur le recensement afin d’avoir des données de planification des politiques publiques.

Des avancées sont aussi enregistrées dans le secteur de l’éducation où l’on note l’augmentation des frais de fonctionnement des écoles, la mécanisation des nouvelles unités (enseignants), la mise en retraite progressive des enseignants éligibles et l’identification des écoles et des enseignants fictifs.

S’agissant de la troisième vague de Covid-19, elle est sous Contrôle, rassure le chef du gouvernement. Le pays garde la vigilance, en maintenant des mesures barrières. L’on constate déjà la diminution des cas d’infection et le pays a diversifié les commandes des vaccins.

In fine, le gouvernement des Warriors innove avec la culture de redevabilité qui fait partie, désormais, des actes de gestion. Le ministère de la Communication et médias assure, à cet effet, une communication intelligente, innovante et stratégique pour rendre compte de l’action gouvernementale, assurer la circulation transversale de l’information et standardiser l’identité visuelle du gouvernement.

Le Potentiel

 

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