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2023 : Tshisekedi veut un budget axé sur le social

L’année budgétaire 2023 sera-t-elle enfin celle qui consacrera la réduction du train de vie des institutions publiques « budgétivores », de façon à réduire substantiellement les dépenses courantes au profit des dépenses d’investissements sociaux et structurants ? Dans un pays où la majorité des habitants vit dans une pauvreté indescriptible, en dépit de ressources naturelles dont regorge le pays, le chef de l’État, Félix Tshisekedi, veut briser ce que d’aucuns qualifient de « paradoxe congolais ». La vérité, c’est que le président de la République a donné, au cours du Conseil des ministres du vendredi 12 août 2022, ses orientations au gouvernement pour inverser la courbe. Le budget 2023 sera essentiellement consacré à la santé, l’éducation et l’agriculture, sans oublier la sécurité. Bref, un budget axé sur le social et les investissements de base. Ceux qui sont habitués à se remplir les poches, au détriment des besoins sociaux de base, vont déchanter. Les postes de commandement au sein de la fonction publique ne seront plus un lucre. Le temps de la justice distributive a sonné.

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félix tshisekedi

Réduire le train de vie des institutions publiques au profit du social et des investissements d’intérêt commun, voilà le leitmotiv du président de la République pour l’exécution du budget de l’État, exercice 2023.

Insistant sur la réduction du train de vie des institutions, Félix Tshisekedi veut un budget 2023 axé sur le social et les projets d’investissements. L’instruction a été donnée, le vendredi 12 août, au ministre du Budget, pour veiller à la stricte application de cette nouvelle mesure qui va inverser la pyramide des priorités dans un pays où, depuis toujours, les dépenses des institutions publiques de l’État engloutissent plus de 60% des fonds alloués au budget.

En effet, de quasiment tous les régimes ou presque, il a été stigmatisé, à la grande insouciance des dirigeants politiques, le train de vie surélevé des institutionnelles publiques dans un pays où la majorité de la population vit dans une misère indescriptible. Même les dirigeants actuels ont dénoncé de telles pratiques pendant qu’ils étaient dans l’opposition. Hélas ! Arrivés au pouvoir, la même tendance se poursuit voilà déjà plus de trois ans après la prise du pouvoir.

Cette triste réalité a également été épinglée à la survenue de la pandémie de la Covid-19 en RDC notamment, où il fallait trouver des mécanismes pour rendre beaucoup plus résiliente l’économie nationale face à la crise qui était mondiale. Mais rien n’a été fait dans ce sens. La seule « chance » pour la RDC aura été l’embellie des matières premières sur le marché international.

Par ailleurs, des dignitaires de l’administration « Tshisekedi », passés, depuis, à l’opposition, à l’instar de Kabund-A-Kabund, l’ont aussi déploré, en préconisant, entre autres, le renforcement de l’effort de guerre. Ont-ils été écoutés ? Pas évident.

Rationaliser les dépenses de l’État

Aujourd’hui, c’est la voie qu’entend emprunter le chef de l’État, Félix Antoine Tshisekedi, au moment où il se prépare à amorcer le dernier virage de son premier quinquennat avant les scrutins de 2023. Ne dit-on pas que « mieux vaut tard que jamais ? » Il n’est jamais trop tard pour mieux faire. C’est ce que le président de la République a compris et veut faire dès 2023. Sait-on jamais, le peuple pourrait oublier en dernière minute les ratés du début avec la coalition FCC-CACH ou les détournements dénoncés des fonds du programme dit de « 100 jours » du chef de l’État.

Pour l’année 2023, aussi bien électorale que charnière pour Félix Tshisekedi, s’il espère rempiler pour un second mandat, il a donné des instructions fermes aux membres du gouvernement qui sont en processus d’élaboration du projet de budget 2023.

« Que ce budget soit significativement axé sur la programmation des dépenses d’investissements dans les secteurs sociaux de base, notamment la santé, l’éducation et le développement rural, ainsi que dans le secteur des infrastructures d’intégration nationale.  Il devra, en outre, inclure le soutien à l’entrepreneuriat local par la dotation des moyens conséquents pour soutenir les activités d’investissements des jeunes entrepreneurs afin de contribuer à la création des emplois et à la richesse nationale, sources d’amélioration du bien-être collectif », a précisé le président de la République, dans le compte rendu du Conseil des ministres du 12 août 2022, lu par le ministre de la Communication et des Médias, Patrick Muyaya.

Pour donner corps à ces orientations, Félix Tshisekedi est convaincu qu’il faut rationaliser les dépenses de l’État. Ce qui, a-t-il soutenu, « passe impérativement par la réduction du train de vie des institutions publiques, de façon à réduire substantiellement les dépenses courantes au profit des dépenses d’investissements sociaux et structurants ».

À tout prendre, si Tshisekedi arrivait à matérialiser cette bonne intention, il sera donc attendu lors de son exécution, « une intensification des actions d’acquisition des équipements dans le domaine de l’énergie, de la santé, de l’éducation et de la construction des infrastructures dont la finalité est l’amélioration sensible des conditions de vie de nos populations ». Le chemin d’avenir après 2023 passera essentiellement par-là.

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