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Le droit de faire des choix politiques  

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Les Évêques membres de la Cénco « ont décidé de suspendre la participation de l’Église catholique dans la plateforme des Confessions religieuses ». Leur décision date du 29 novembre 2021. Elle survient au lendemain de l’audience qui leur a été accordée, en week-end, par le président de la République.

Les observateurs notent que, n’ayant pas obtenu l’annulation de l’ordonnance investissant le président de la Céni, les prélats ont mal digéré leur échec. Le moins que l’on puisse dire est que leur décision est lourde de conséquences.

D’abord, « la suspension » de leur participation à la plateforme va marquer un temps d’arrêt dans la dynamique du processus électoral. Par ailleurs, il est de leur droit de se prononcer dans un sens ou dans un autre. Néanmoins, le souhait général, tant au pays qu’à l’étranger, est qu’il se produise au plus vite des conditions optimales susceptibles d’inciter la Cénco à reconsidérer sa position.

Ensuite, une question aux protestants. L’ÉCC se laisserait-elle influencer par les catholiques, frères d’armes dans la croisade anti-Kadima ? La réponse relève du domaine du possible. Car les protestants, eux aussi, ont le droit de faire des choix politiques.

Mais, au bout du compte, quels dividendes les uns et les autres vont-ils tirer de « la suspension de leur participation » à la plateforme ? Pourtant, il aurait été plus rationnel et plus chrétien de mobiliser les députés ou une importante fraction de la population pour exiger la revisitation de la loi qui confère aux religieux le privilège de désigner le président de la Céni.

Pour ce faire, catholiques et protestants ont la capacité de fédérer les citoyens de tous bords aux fins d’impulser la modernisation du système électoral. Laisser un gamin pyromane mourir dans l’incendie n’est autre chose qu’un crime.

Le Potentiel

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