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Drapeaux mis en berne sur les bâtiments et édifices publics : les Congolais témoignent leur reconnaissance au héros national

Visage africain et mondial de la résistance contre l’impérialisme, martyr du colonialisme, Patrice-Emery Lumumba continue de vivre dans les cœurs et les esprits des Congolais, mieux, de tous les Africains qui restent inflexibles pour la défense des causes nationales. Grâce au cinquième président de la RDC, Félix Tshisekedi, le héros national, sans véritables funérailles, ni sépulture digne, sera finalement honoré par une oraison funèbre. Après Lumumbaville au Sankuru, Kisangani à la Tshopo et Shilamtembo dans la province du Haut-Katanga, Kinshasa, la capitale du pays, constitue ainsi la dernière étape du périple des restes de Patrice-Emery Lumumba. Trois jours de deuil national ont été décrétés sur toute l'étendue du territoire national. En attendant la cérémonie d'inhumation prévue le jeudi 30 juin 2022, jour de l'indépendance de la RDC, les drapeaux sont mis en berne pour honorer la mémoire du premier Premier ministre du Congo indépendant. De l’aéroport international de N’Djili, où le chef de l’Etat est allé s’incliner devant le cercueil de l’héros recouvert de l’emblème national jusqu’au Palais du peuple dans la commune de Lingwala, site retenu pour les funérailles, l’émotion était vive. La perte de ce digne combattant de la liberté est aujourd’hui autant immense qu'au moment des faits. Comme hier, le pays de Lumumba fait encore face à un défi existentiel à la suite des convoitises des puissances agissant par des voisins « marionnettes ». C’est dire que comme Lumumba l’a fait en payant de son sang pour que le pays arrive à son indépendance, les Congolais doivent s’inspirer de Lumumba pour lutter contre toutes les forces qui cherchent à s’accaparer quelques portions de ce territoire, don de Dieu.

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martyr du colonialisme lumumba

C’est sous un soleil de plomb que l’avion transportant la dépouille du héros national a atterri, lundi 27 juin 2022 à 15h35′, à l’aéroport international de N’Djili pour l’épilogue des obsèques grandioses organisées à son intention par la nation congolaise éplorée.

Le chef de l’État, Félix-Antoine Tshisekedi, initiateur de ce rapatriement, a personnellement fait le déplacement de N’Djili pour accueillir la dépouille de l’illustre disparu qui a payé sa vie pour un Congo et une Afrique réellement libres.

Après Lumumbaville au Sankuru, Kisangani à la Tshopo et Shilamtembo dans la province du Haut-Katanga, Kinshasa, la capitale, constitue l’ultime étape du périple, avant l’inhumation.

Trois jours de deuil – du 27 au 30 juin – ont été décrétés sur toute l’étendue de la République Démocratique du Congo et les drapeaux sont mis en berne pour honorer la mémoire du premier Premier ministre du Congo indépendant.

Le Premier ministre, Jean-Michel Sama Lukonde, en provenance de Lubumbashi, a précédé l’avion-cargo transportant le corbillard et la relique de Patrice-Emery Lumumba de Congo Airways à bord duquel le cercueil a effectué le voyage de Lubumbashi à Kinshasa.

Plusieurs personnalités ont rehaussé de leur présence la cérémonie d’accueil de feu l’ancien Premier ministre Patrice-Emery Lumumba : Christophe Mboso, président de l’Assemblée nationale ; Modeste Bahati Lukwebo du Sénat, un parterre d’anciens Premiers ministres tels que Mabi Mulumba, Samy Badibanga et Bruno Tshibala, un ancien vice-président en la personne de Jean-Pierre Bemba Gombo, Thomas Luhaka, ancien président de l’Assemblée nationale, le ministre des Transports, Voies de communication et Désenclavement, Chérubin Okende, Modero Nsimba, ministre du Tourisme, le gouverneur de la ville-province de Kinshasa, Gentiny Ngobila Mbaka et tant d’autres personnalités du gotha politique rd-congolais aux côtés de la famille biologique du héros national.

La musique traditionnelle « tetela » (dialecte parlé dans le Sankuru natal de Lumumba) était au rendez-vous pour ponctuer d’une note du terroir l’arrivée à Kinshasa du cercueil de ce digne fils du Sankuru. Une haie d’honneur composée d’éléments des FARDC a été formée au pied de l’avion au moment de la descente du cercueil de la soute.

Mené jusqu’à une chapelle ardente dressée à l’occasion sur le tarmac, le cercueil de Patrice-Emery Lumumba a reçu les hommages du premier des Congolais dans un moment de solennité à nul autre pareil.

Un moment de recueillement intense d’émotions a été observé au moment où Félix Tshisekedi est allé s’incliner devant le cercueil de Patrice Lumumba, recouvert de l’emblème national…

le chef de letat sinclinant devant le cercueil de lumumba
Le chef de l’État s’inclinant devant le cercueil de Lumumba

Après ces moments empreints d’intenses émotions, la dépouille a été installée sur une jeep militaire d’apparat, qui s’est acheminée avec le cortège composé de tous les véhicules des officiels pour le Palais du peuple, site retenu pour les funérailles et ce, en empruntant le boulevard Lumumba, le boulevard Sendwe et le boulevard Triomphal.

Tout au long du parcours, une foule nombreuse s’est massée pour témoigner sa reconnaissance au héros national.
La dépouille de l’ancien premier Premier ministre du Congo est arrivée à 16 heures au Palais du peuple, siège du Parlement congolais Elle a été accueillie par les présidents de deux Chambres, Modeste Bahati du Sénat et Christophe Mboso de l’Assemblée nationale, les membres de familles Lumumba, Okito et Mpolo.

Le cercueil en bois noir massif de 120 kg a été porté par huit solides officiers militaires qui l’ont déposé sur l’estrade aménagée à cet effet dans le hall du Palais du peuple pour le recueillement. Et c’est là qu’est prévue la veillée mortuaire en attendant la suite du programme qui connaîtra son épilogue avec l’inhumation prévue le 30 juin 2022 dans le mausolée érigé pour la circonstance à l’Échangeur de Limete.

le cercueil en bois noir massif de 120 kg porte par huit officiers militaires.
Le cercueil en bois noir massif de 120 kg porte par huit officiers militaires.

Assassiné, 61 ans après, le combat de Lumumba demeure. Il s’agit d’un combat qui va au-delà de la résistance aux colonisateurs. Aujourd’hui, c’est un combat contre le néo-colonialisme, une lutte qui vise, en réalité, des réponses concrètes aux défis politiques, économiques, sociaux, environnementaux et sanitaires qu’imposent la RDC comme l’a rêvé Lumumba.

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