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Fin de la formation au GESM : Le ministre Kabanda interpelle l’élite militaire sur la guerre dans l’Est

Après avoir dressé un constat malheureux sur la disproportion entre le nombre de cadres militaires bien formés et le nombre supérieur de victimes des guerres dans l'Est du pays, le ministre de la Défense nationale et des Anciens combattants a interpellé les lauréats (2021-2022) du Groupement des écoles supérieures militaires (GESM, ex-Centre supérieur militaire) sur la guerre dans l’Est. Cette interpellation concerne également l'ensemble de l'élite militaire congolaise qui exerce dans les différents commandements des FARDC.

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Le ministre de la Défense nationale et des Anciens combattants, Gilbert Kabanda Kurhenga, a présidé la double cérémonie marquant la fin de l’année académique 2021-2022 et l’ouverte de l’année académique de la troisième promotion de l’école de guerre de Kinshasa.


Docteur Gilbert Kabanda Kurhenga représentait personnellement le chef de l’État, commandant suprême des FARDC. C’était le vendredi 15 juillet 2022, au Groupement des écoles supérieures militaires (GESM, ex-Centre supérieur militaire), à Ngaliema.


Le ministre s’est longuement interrogé sur l’importance de cette formation si la guerre dans l’Est continue à faire autant de victimes. C’est ainsi qu’il a interpelé les lauréats sur l’importance de cette cérémonie et le but pour lequel cette école de guerre de Kinshasa a été créée. Une véritable interpellation en direction non seulement des lauréats, mais aussi de l’ensemble de l’élite militaire congolaise qui exerce dans les différents commandements des FARDC.


D’où, le constat malheureux du ministre sur la disproportion entre le nombre de cadres militaires bien formés et le nombre supérieur de victimes de la guerre à l’Est du pays.


« Je voudrais que chacun de nous puisse se rappeler le serment d’officier qu’il a eu à prêter lorsqu’il a arboré son premier grade d’officier. Rappelez-vous, que cette école a été créée pour répondre aux besoins des FARDC et des armées des pays amis et que la complexité de la situation sécuritaire à l’Est rend ce besoin encore plus que présent. Espérons qu’à la fin de la formation que nous avons reçue, équivaudront des fonctions où vous serez appelés à donner le meilleur de vous-mêmes », a déclaré le ministre Kabanda.

Bravo à la coopération française


Il a encouragé et félicité les encadreurs de cette école pour le sens d’abnégation et de professionnalisme avec lesquels ils encadrent et continueront à encadrer les promotions à venir.


Le ministre Kabanda a aussi adressé ses remerciements à la coopération militaire française pour son appui et son expertise.
Il n’a pas oublié le chef de l’Etat, commandant suprême des FARDC, « pour sa détermination à restaurer la paix sur l’étendue du territoire national aux travers de multiples formations pour lesquelles il ne ménage aucun effort pour voir nos forces armées, des cadres compétents outillés et à même de défendre la République. Que le Premier ministre, chef du gouvernement des Warriors, mon superviseur, reçoive ici l’expression de toute ma gratitude ».


Le chef d’État-major général des FARDC a, quant à lui, rendu les hommages appuyés au commandant suprême des FARDC et de la police nationale congolaise. Le général d’armée, Célestin Mbala Munsense, a salué sa vision éclairée, celle de doter la RDC d’une armée républicaine éprise des valeurs civiques et patriotiques.


Pour sa part, le commandant de l’école de guerre de Kinshasa, le général de brigade, Godefroid Muland Nawej, a présenté le rapport de la session. Sur les 26 stagiaires inscrits au début de la formation, seuls 25 sont arrivés en fin de formation. L’un d’eux a été exclu pour des raisons disciplinaires.

Il a, par la suite, procédé à la proclamation des résultats : 23 ont réussi dont 3 distinctions et 20 satisfactions. Il y avait, dans cette formation, un officier supérieur de la gendarmerie centrafricaine, un officier supérieur de la PNC, 3 officiers supérieurs de la force aérienne, 2 de la force navale, 18 de la force terrestre.


De son côté, l’ambassadeur de France, Bruno Aubert, a rehaussé de sa présence cette cérémonie haute en couleur, signe des relations, mieux de la coopération militaire au beau fixe entre les armées congolaise et française. Le diplomate français dont le pays a mis la main à la poche pour la réussite de cette session a souhaité bon vent à l’école de guerre de Kinshasa.

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